# Introduction es pays africains et particulièrement les pays de l'afrique subsaharienne (pass) se caractérisent par l'insuffisance des ressources intérieures au regard des besoins de financement. En effet, le problème de déficit d'épargne intérieure par rapport a l'investissement, observé a l'échelle du continent africain est crucial et se pose avec acuité. En ass, le taux d'épargne etait de 17,7% en 2012 contre 25,2% en asie du sud et 22,3% en amérique latine et les caraïbes (cnuced, 2014). Selon l'approche néoclassique, l'épargne est préalable a l'investissement et est insuffisante dans les pays en développement (ped). Dès lors, la pénurie d'épargne est un facteur explicatif fondamental du blocage du développement. Précisément, harrod (1939,1942) et domar (1946) B soulignent que dans une economie a taux d'épargne faible, la croissance economique sera aussi faible. Pour augmenter le taux de croissance du revenu, il faut et il suffit d'augmenter le taux d'investissement et donc le taux d'épargne. Mais cette augmentation y est impossible du fait de la faiblesse des revenus. Un apport de financements extérieurs est donc nécessaire. Ainsi, les financements extérieurs ont permis d'accélérer la croissance dans de nombreux pays aujourd'hui industrialisés (raffinot, 1991). Les pays tels que les etats unis, l'australie, la nouvelle zélande, le canada ont fondé leurs croissances economiques sur un large recours aux financements extérieurs et partant, ils diffèrent des pass. Les pass semblent ne pas tirer avantage des ressources financières massives qu'ils reçoivent depuis plus d'un demi-siècle sous formes d'aide publique au développement (apd), de transferts financiers des migrants (tfm) et des investissements directs etrangers (ide) car leur situation economique n'est guère reluisante. En effet, leurs taux de croissance economique (2,6 entre 1980-1989, 2,2 entre 1990-1999, 6,6 entre 2000-2008, 5,1 entre 2009-2014) sont encore insuffisants pour leur permettre de dégager les ressources nécessaires au financement du développement en vue d'éradiquer la pauvreté. Etant donné que l'ass fait figure de la région la plus pauvre de la planète. La concentration grandissante de la pauvreté mondiale y est préoccupante. Selon le rapport de la bm sur la pauvreté en 2016, l'asie de l'est représentait la moitié des pauvres contre quelques 15% en ass en 1990. En 2015, la situation se serait pratiquement inversée, l'ass concentrant la moitié des pauvres du monde, contre environ 12% en asie de l'est. De plus, l'ass reste a l'écart du redéploiement industriel manufacturier mondial car en 2013, la part moyenne du secteur manufacturier dans le pib y etait de 11%, toujours la même valeur qu 'en 1990 (chen, geiger et fu, 2015). Pourtant, la théorie des stades de la balance des paiements développée par cairnes (1874) et bastable (1899) préconise que les financements extérieurs investis dans un pays permettent une croissance economique additionnelle. Qu'est ce qu'il fait donc problème en ass ? Motsclés: financements extérieurs, APD, TFM, IDE, croissance economique, ASS. # Effet Combiné Des Financements Extérieurs Sur La Croissance Economique En Afrique Subsaharienne extérieurs a promouvoir la croissance economique en ass. Autrement dit, Les financements extérieurs tels que l'apd, les tfm et leside contribuent t-ils a la croissance economique en ass ? II. Tendance Des Financements Exterieurs (apd, tfm, ide) en ass Les pass bénéficient depuis leurs indépendances des financements extérieurs comme alternative au déficit d'épargne encouru. Ces financements prennent la forme d'investissements de portefeuille, de dette extérieure, d'actions ou d'obligations, d'apd, de tfm et deside. Cependant, parce que tous les pass retenus dans le cadre de cette etude n'ont pas accès aux marchés financiers mondiaux et en raison de l'instabilité des investissements de portefeuille et des incidences potentiellement négatives de la dette extérieure sur la croissance economique, seuls l'apd, les tfm et leside ont eté retenus comme principales sources de financements extérieurs entrant dans les pass. Le souhait d'attirer leside en afrique n'est pas nouveau dans le contexte théorique du développement. Les ide semblent en effet etre la clé qui permettra de pallier au manque de ressources (ajayi, 2006). Dans cette logique, les pays d'afrique en général et les pass en particulier ont multiplié des stratégies pour les attirer. Par conséquent, la place de l'afrique dans le paysage mondial deside est bien meilleure actuellement qu'au tournant du xxi e siècle, puisque cette part ne ressortait qu'autour de 0,6 % du total mondial (bad, ocde et pnud, 2014). En 2012, elle a reçu 56 milliards usd d'ide, soit 4% des flux mondiaux (cnuced, 2015). En 2013, les flux d'ide entrant en afrique ont connu une atrophie, passant a 54 milliards usd et sont restés stables en 2014. Spécifiquement, au cours de la décennie 2000-2010, les flux d'ide en direction de l'ass ont eté multipliés par plus de six et sont passés d'environ 6,3 milliards usd a 35 milliards usd en 2010, soit 2,5% du total des flux mondiaux (bm, 2014). Ils ont atteint 45 milliards usd en 2013, soit 3,1% des flux mondiaux (cnuced, 2015). Pour pouvoir en bénéficier, les pays hôtes multiplient les stratégies d'attraction de même que les pays bénéficiaires de l'apd. Tout l'appareil de l'apd et l'idée selon laquelle les pays, par l'effort de leurs contribuables, puissent et doivent aider d'autres pays apparaissent véritablement après la seconde guerre mondiale. Toutefois, ces concepts prendront une nouvelle dimension a partir des années 60, dans le cadre de la décolonisation où les pays développés gardent un lien avec les anciennes colonies en leur accordant de l'aide dans une logique d'influence géopolitique, et eviter entre autres que ces pays ne tombent sous l'influence de l'urss. A cet effet, jusqu'à la fin des années 1970, l'apd etait la principale source de financement extérieur pour les ped notamment ceux de l'afrique. Celle-ci a connuen 2012 et pour la deuxième année consécutive une hausse en volume de l'apd nette. Les versements nets d'apd ont progressé de 51,7 milliards en 2011 a 52,7 milliards usd en 2012, soit un accroissement de 1,9 %, l'ass etant la principale région bénéficiaire (bad, ocde, pnud, 2014). D'après chauvin et golitin (2010), pour les pays africains a faible revenu, l'aide représente la plus grande part des ressources extérieures. En revanche, pour les pays africains a revenu intermédiaire de la tranche supérieure, les investissements privés (ide) représentent la source primordiale de financement. Le scénario est différent dans les pays africains a revenu intermédiaire de la tranche inférieure pour lesquels les tfm représentent depuis quelques années l'essentiel des apports extérieurs. Les tfm sont le fait des emigrés qui, confrontés dans leur pays a des conditions de vie difficiles aggravées par l'inertie politique et administrative de leurs dirigeants (tamokwe, 2007), s'estiment pratiquement contraints a l'exil. C'est ainsi qu'une partie significative de la force de travail de ces pays se retrouve en situation d'immigrés dans les pays développés. Malgré les mesures restrictives prises par ces derniers, le nombre de migrants ne cesse de croître, par conséquent, les tfm augmentent egalement. En effet, les envois de fonds ont gagné en importance ces dernières années. D'après le rapport 2014 des nations unies sur le développement economique en afrique, en 1990, le continent ne recevait qu'environ 8,9 milliards usd en envois de fonds, somme représentant environ 11 % des flux globaux et 26 % des flux vers les ped. En 2012, il a reçu 62,4 milliards usd, soit 12 % des flux globaux et 17 % des flux vers les ped. Selon la bm (2011), l'ass a reçu 3,2 milliards usd de tfm en 1995. Ce montant a progressivement evolué et en 2013, il a eté multiplié par 10, soit 32 milliards usd (bm, 2015). Les tfm retiennent davantage l'attention des décideurs en afrique car ils semblent etre une source de financement moins instable que l'apd et leside (cnuced, 2015). Contrairement a l'idée selon laquelle ils ne servent qu'à financer la consommation des ménages, les tfm ont aussi des incidences notables sur l'investissement et l'épargne. Dans une etude consacrée aux pays africains, baldé (2011) relève que bien qu'ils soient quantitativement plus modestes que l'apd dans la plupart des pays, les envois de fonds ont des effets plus positifs sur l'investissement et l'épargne, et donc sur la croissance. Dans ces conditions, les pays africains devraient accorder plus d'attention aux envois de fonds en tant que source potentielle d'un financement stable et non générateur de dette. On constate qu'en ass, les flux de financements extérieurs (apd, tfm, ide) ont progressé a un rythme moyen de croissance economique n'y etait pas elevé. De 2,6% entre 1980-1989, il a chuté a 2,2% au cours des années 1990-1999 (fmi, 2014). Depuis le début du 21 e siècle, ces financements connaissent une accélération de leur croissance qui s'accompagne des taux moyens de croissance economique aussi a la hausse. En effet, le taux moyen de croissance economique entre 2000-2008 a considérablement augmenté a 6,6%. Il a eté freiné par la crise financière de 2008 et est passé a 5,1% entre 2009-2013, la même valeur enregistrée en 2014 (fmi, 2014). # III. # Revue De La Litterature a) Revue Théorique Les premiers travaux théoriques sur la relation financement extérieur et croissance economique ont eté elaborés par cairnes (1874) et bastable (1899) a la fin du xix e siècle sous l'appellation de ''théorie de la croissance transmise par les mouvements de capitaux'' ou encore ''théorie des stades de la balance des paiements''. ? Théorie des stades de la balance des paiements D'après cette théorie d'inspiration néoclassique, l'importation puis l'exportation de capitaux fait passer les economies par quatre stades qui marquent la transformation a terme des pays nouvellement emprunteurs en pays prêteurs evolués. Ces phases se font au niveau de la balance commerciale, de la balance des revenus (intérêts reçus du reste du monde moins intérêts versés), de la balance des capitaux et de la balance interne (epargne sur les revenus internes moins investissements intérieurs). Au début de leur croissance, la situation des pays est caractérisée par la faiblesse de l'épargne qui porte les taux d'intérêt a des niveaux très elevés. Les capitaux extérieurs sont investis dans le pays et permettent une croissance economique additionnelle. Cette croissance entraîne une augmentation des revenus, et donc aussi de l'épargne interne qui va progressivement se substituer a l'épargne extérieure. Ces revenus supplémentaires génèrent egalement des revenus fiscaux additionnels et permettent aussi de développer les gains en devises par la croissance des exportations (la balance commerciale devient positive). Ainsi, progressivement le pays importateur de capitaux pourra devenir exportateur de capital. Le taux d'intérêt baisse et il devient plus intéressant de placer ses capitaux ailleurs. La balance des revenus devient donc progressivement positive. Enfin, la dernière etape est celle où les revenus extérieurs ont atteint un tel niveau que les termes de l'échange du pays exportateur de capitaux se dégradent du fait de l'augmentation du taux de change, entraînant un déficit de la balance commerciale. Les mécanismes de transmission de la croissance sont représentés par la figure suivante. Graphique: Mécanisme de substitution progressive de l'épargne locale aux flux extérieurs de capitaux. # Source: raffinot (1991 : 33) Dans cette théorie d'inspiration néoclassique, le progrès technique est considéré comme exogène. Il s'effectue a un taux constant fixé et donné en dehors du modèle (telle une manne tombée du ciel). A l'opposé de la théorie néoclassique, les théories de la croissance endogène ou nouvelles théories de la croissance développées a partir de la fin des années 1970 notamment par paul romer, robert lucas et robert barro cherchent a expliquer le rythme et l'orientation du progrès technique. Cependant, le modèle de barro retiendra particulièrement l'attention a cause de son implication dans les infrastructures. ? Nouvelles théories de la croissance economique Le premier modèle de croissance endogène faisant du capital public le moteur de la croissance a eté développé par barro (1990). A la différence du modèle néoclassique dans lequel le capital public n'intervient que dans la détermination du niveau de revenu d'équilibre, le modèle de barro explique la trajectoire de croissance a long terme des economies. En effet, barro considère l'impact des dépenses publiques sur la croissance economique. Il part du principe relativement simple que des dépenses visant a créer des infrastructures telles qu'une autoroute, une ligne de chemin de fer ou encore un réseau de télécommunication rendent plus efficace l'activité productive des entreprises privées. Cependant, il s'agit de biens plus ou moins collectifs. Dans son modèle, il considère que ce sont des biens collectifs purs (nonrivaux, non-excluables). Il se pose alors le problème traditionnel de leur financement par le secteur privé. La sphère privée ne peut se substituer au gouvernement pour le financer. C'est la raison pour laquelle l'etat prélève un impôt de façon a produire ce type de biens collectifs. L'auteur considère une economie fermée composée d'agents a durée de vie infinie dont les préférences inter temporelles sont représentées par la fonction u définie par : ?? = ? ??(?? ?? )?? ????? ? ??=0 # ???? Où ? désigne un facteur d'escompte psychologique et où l'utilité instantanée notée u(c t ) est de la forme c.r.r.a (constant relative risk aversion) : ?? (?? ?? ) = ?? ?? 1??? ?1 1??? # ???0 On suppose que la population active est constante. La production de la firme i est représentée par une fonction de type cobb douglas définie par : Y ?? = ?? ?? ?? 1????? ?? ?? ???? ?? ???? Les termes l i et k i désignent respectivement le niveau de l'emploi et le stock de capital privé de la firme i a la date t. Les paramètres e k et e g correspondent respectivement aux elasticités de la production par rapport au stock de capital privé et aux investissements publics (e g = 1e k : les rendements d'échelle sont constants). G représente les dépenses gouvernementales agrégées. Le capital privé a des propriétés usuelles. Il connait des rendements décroissants. A dépenses publiques constantes, sa productivité marginale décroit. Le capital public est une dépense financée par l'etat.Les dépenses sont intégralement financées par un impôtque barro suppose proportionnel au revenu : G=??Y L'idée de barro est que la dépense publique a deux effets opposés. Premièrement, le capital public rend le capital privé plus productif et evite que sa productivité marginale s'annule progressivement quand le revenu augmente. Cependant, l'impôt a un effet dépressif sur cette productivité puisqu'il réduit son rendement privé enotant aux entreprises une part du revenu tiré de leur activité. Deuxièmement, une croissance endogène apparaît. Dans ce cas, les dépenses publiques permettent la croissance du revenu. Celle-ci permet l'accroissement de la base fiscale. Cette dernière induit une croissance des dépenses publiques qui a leur tour rendent possible l'accumulation du capital. Sur le sentier de croissance d'état régulier, le rapport de la dépense publique au revenu reste constant egal au taux d'imposition. Barro cherche a dépasser son propre cadre théorique. Il fait quelques critiques sur la nature des dépenses publiques. Tout d'abord, il relève que si les dépenses qui représentent une prestation de services aux consommateurs ont un impact en termes d'utilité, elles découragent la croissance economique. En effet, elles n'accroissent pas la productivité du capital privé mais leur financement par l'impôt pèse sur la rentabilité du capital. Seul l'effet négatif joue au niveau des entreprises. L'imposition liée a ces dépenses décourage l'épargne et l'investissement. # b) Revue Empirique Parmi les auteurs qui se sont intéressés a l'effet global des ressources extérieures sur la croissance economique, figurent lahdhiri et hammas (2012). Dans leur article, ils sont parvenus a la conclusion selon laquelle les tfm sont la source qui a le plus d'impact sur la croissance devant les ide car un accroissement de 1% des tfm est lié a une hausse de 29,63% du taux de croissance annuel du pib pendant qu'une augmentation de 1% des ide entraine une hausse de 0,67% du taux de croissance du pib. Cependant, seulement l'impact de l'apd n'est pas significatif sur la croissance. Cet impact pourrait même etre négatif. Ce constat reflète le fait que l'effectivité de l'apd dépend de plusieurs facteurs. Dans le même ordre d'idées, ahmed et martinez-zarzoso (2012) ont estimé une equation pour evaluer l'extension par laquelle les tfm réagissent aux fluctuations cycliques au pakistan et dans les pays de provenance de ces flux en comparaison a l'apd et aux ide. Par l'usage du modèle svar (structural vector autoregressive), ils ont trouvé que les tfm sont contra cycliques et stabilisants, et servent par conséquent comme un stabilisateur pour l'économie pakistanaise. L'apd apparait etre acyclique et stabilisante alors que les ide sont pro cycliques et déstabilisants. En outre, deux caractéristiques font des tfm une source importante de change etranger au pakistan en comparaison auxide et a l'apd : les tfm sont relativement stables et ils sont contra cycliques. Pour comparer les effets des ide, de l'apd et des tfm, benmamoun et lehnert (2013) se sont servis de la méthode des moments généralisés. Grâce aux données de panel sur la période 1990-2006, ils etablissent que les tfm, leside et l'apd sont positivement et significativement liés au taux de croissance des pays a revenu faible. Spécialement, l'impact des tfm est plus elevé. En d'autres termes, les tfm, plus que l'apd et leside, sont prouvés etre un grand contributeur de la croissance economique. Les auteurs concluent en insistant sur le besoin pour les responsables politiques et les hommes d'affaire de stimuler ces flux de capitaux extérieurs que sont les tfm et de créer une distribution appropriée pour le plein usage des potentiels développementalistes Parallèlement, driffield et jones (2013), a l'aide de la méthode 3-stage least squares panel systems estimator ont estimé simultanément quatre equations pour déterminer l'impact des ide, de l'apd et du tfm sur la croissance des pays en développement. Il ressort de cette etude que les ide et les tfm ont tous un impact positif et significatif sur la croissance du pib. Par contre, l'apd a un impact négatif et significatif sur la croissance du pib. Cet impact est atténué par un environnement institutionnel meilleur. Les pays qui protègent les investisseurs et qui ont une bonne qualité de système judiciaire connaissent une augmentation de leurs croissances. On remarque que peu d'études ont eté menées sur l'impact global de l'apd, deside et des tfm. Celles qui se sont attelées a cet exercice ont employé une méthode différente de la gmm en système (ahmed et martinez-zarzoso, driffiefd et jones) ont travaillé sur une assez courte période (benmamoun et lehrert). En plus, ils n'ont pas mené leur etude en ass. IV. # Methodologie a) Zone d'étude, nature et source des données Les estimations sont menées sur un panel dynamique de vingt-trois pass présentés dans le tableau ci-dessous sur une période allant de 1985 a 2014. La raison principale de l'exclusion des autres pays de l'analyse est l'absence des données autant pour certaines séries que pour certains pays. Les données macroéconomiques qui ont servis a l'analyse econométrique sont de # b) Présentation du modèle Contrairement au modèle développé par barro (1990) et présenté ci-dessus, le modèle développé pour cette etude suppose que l'économie est ouverte. Dans la pratique, un obstacle important a l'utilisation de spécification faisant intervenir l'investissement public tient a la forte incertitude qui caractérise son evaluation dans les pays les "plus pauvres". Dans ces pays, une part importante de la formation brute de capital fixe (fbcf) des administrations publiques est financée par l'extérieur. Le modèle proposé dans cette etude va en tenir compte. Pour estimer l'effet combiné des financements extérieurs sur la croissance economique, reprenons le modèle cobb-douglas a deux variables: Y= A L ? K ? ? (1) Y est le taux de croissance du pib réel par habitant, l désigne l'emploi, k est le capital et ? le terme d'erreurs. K n'est plus considéré uniquement comme le capital privé mais comme le capital global nécessaire au financement de l'investissement. On suppose que ce capital provient des flux de financements extérieurs pris comme un tout et non plus des taxes comme propose barro (1990) tel que: K = APD.TFM.IDE (2) A l'opposé du modèle de croissance néoclassique, le progrès technique (a) n'est plus exogène dans l'équation. Il s'explique par plusieurs variables. La fonction de a peut etre la suivante : A t = A 0 x b t (3) X est l'ensemble des variables de contrôle et a 0 considéré comme une constante. L'ensemble des variables de contrôle x est constitué de l'ouverture commerciale (ouv), du taux de change (exc), du taux d'inflation (inf), du capital humain (ch), de la dette extérieure (dex), de l'épargne domestique (edo) et de la population (pop). Le progrès technique endogène peut egalement etre expliqué par l'afflux des financements extérieurs. Par conséquent, ces flux (apd, tfm et ide) sont aussi introduits parmi les variables de contrôle. Le progrès technique (a) prend donc la forme ci-dessous : A t = # ln Y it = b 0 + b 1 ln Y it-1 + b 2 ln OUV it + b 3 ln EXC it + b 4 ln INF it + b 5 ln CH it + b 6 ln DEX it +b 7 ln EDO it + b 8 ln POP it + b 9 ln APD it + b 10 ln TFM it +b 11 ln IDE it + b 12 ln L it + b 13 ln APD.TFM.IDE it + ? i +ln ? itt (7) Les premiers tests de racine unitaire sur panels hétérogènes ont eté proposés par im pesaran et shin (1997), maddala et wu (1999), breitung (2000) et levin et lin chu (2002). Ces auteurs proposent une statistique de test simple fondée sur la moyenne des statistiques de dfa individuelles. L'une des principales faiblesses des tests de breitung (2000) et levin et lin (2002) réside dans le caractère homogène de la racine autorégressive sous l'hypothèse alternative. Autrement dit, pour ces auteurs, dans un panel de pays donné par exemple, lesdits pays se comportent de façon homogène, ce qui est problématique en réalité. Sous l'hypothèse alternative h 1 , les tests d'im pesaran et shin (1997) (ips) autorisent non seulement une hétérogénéité de la racine autorégressive, mais aussi une hétérogénéité quant a la présence même d'une racine unitaire dans le panel. Les auteurs introduisent un test sous la nomination de t-bar et proposent de tester l'hypothèse nulle ? i = 0 pour toutes valeurs de i contre l'hypothèse alternative ? i < 0 pour i = 1, 2,?.., n 1 et ? i = 0 pour i = n 1 +1, n 2 +2,??., n. Im pesaran et shin (2003) ont démontré par simulation de monte carlo que leur propre test possède un pouvoir explicatif plus fort que les autres tests de racine unitaire en panel. Nous privilégions donc ce test pour toutes ces raisons. Si les séries ne sont pas stationnaires, c'est-adire que s'il y a existence de racine unitaire, on va employer les tests de pedroni (1999,2004) Au regard du tableau ci-dessus, force est de constater que les p-value de toutes les séries après tests de stationnarité (avec constante et avec constante et trend) sont inférieures a 1% ou a 5%. On conclut donc que toutes les séries sont stationnaires. En plus, la statistique d'im pesaran et shin a egalement une probabilité inférieure aux divers seuils, ce qui signifie qu'il y a absence de racine unitaire commune. Donc le test de cointégration de pedroni ne sera pas nécessaire dans ce cas. Ainsi, nous pouvons passer directement aux estimations sans risque de régression fallacieuse. # b) Résultats De L'estimation De L'effet Combiné Ces résultats sont présentés dans le tableau de la page suivante. S'agissant du test de sur identification de sargan, selon le tableau des résultats de l'équation sans ou avec terme interactif, le test de sargan a une p-value largement au dessus de 1%, 5% et 10%. On conclut donc que les variables retardées sont valides en tant qu'instruments. En d'autres termes, les instruments du modèle sont bien choisis. Il n'y a ni sur identification, ni sous identification des instruments du modèle. La statistique de wald en ce qui la concerne permet de vérifier si le modèle final est bien spécifié et si les estimations ne sont pas fallacieuses. La probabilité de la statistique de wald obtenue dans le tableau des résultats est de 0,000, inférieure aux différents degrés de signification, donc, a chaque niveau de signification, le modèle estimé est globalement significatif. En revanche, l'intérêt est egalement porté sur les signes et la significativité des variables. Le test de significativité des coefficients des variables se fait en utilisant la statistique z de la loi normale. ? Nous avons d'abord estimé l'équation financements extérieurs (apd, tfm, ide) croissance economique sans terme interactif apd.tfm.ide (colonne 2). Les résultats de cette estimation sont interprétés cidessous. -Transferts de fonds des migrants (tfm) Les tfm etant l'une des sources du financement extérieur, ont un intérêt particulier pour cette etude. Malheureusement, l'impact de ces derniers sur le taux de croissance economique s'avère etre non significatif. Ce fait se traduirait par l'utilisation dans cette etude, uniquement des envois de fonds comme mesure appropriée pour les tfm laissant de côté les deux autres composantes des tfm (la rémunération des salariés et les transferts de capitaux des migrants). De plus, le fait de ne pas prendre en considération des envois informels de fonds des migrants et les coûts de transferts elevés sont d'autres facteurs pouvant expliquer le faible volume des tfm. Ceci rejoint les conclusions du fmi (2005) selon lesquelles les tfm ont un effet statistiquement non significatif sur la croissance economique. -Investissements directs etrangers (ide) Tout comme les tfm, leside occupent une place prépondérante pour cette recherche. Leur effet sur la croissance economique est statistiquement non significatif. Leside ne sont donc pas indispensables dans l'explication du taux de croissance economique en afrique au sud du sahara car il apparait clair que les pays de cette partie de l'afrique peinent a attirer ces flux de financement et par conséquent, les volumes d'ide qu'ils reçoivent sont très faibles par rapport a ceux reçus par d'autres régions. Les résultats de l'analyse sont similaires a ceux de marouane alaya (2004) pour qui la contribution des ide a la croissance economique en tunisie est positive mais pas pour autant significative. Ils sont aussi identiques a ceux trouvés par ngouhouo (2008) pour certains pays de la cemac. -Aide publique au développement (apd) L'impact de l'apd sur la croissance n'est pas significatif. Ce qui signifie que l'aide n'est pas une variable essentielle dans la promotion de la croissance economique en ass. Son volume semble encore etre faible pour booster de façon significative la croissance car la part de l'aide destinée aux pass a progressivement baissé a cause des guerres civiles, du retard dans la mise en oeuvre de reforme et de la crise en asie du sud-est qui a entraîné la réduction de crédits aux pays en développement non directement affectés par la crise. Soulignons tout de même que l'inefficacité de l'apd en ass n'est pas due au problème de capacité d'absorption car il a eté démontré que cette aide n'a pas encore atteint son niveau de saturation, niveau audelà duquel toute augmentation de l'aide devient néfaste pour l'activité economique. La région a donc la capacité d'absorber des ressources additionnelles d'apd. Ces conclusions rejoignent celles de barro (1990) et amewoa (2008). Elles sont réconfortées par l'assertion qui avait eté faite par le secrétaire général des nations unies sur les omd en 2005. Selon lui, même si tous les engagements etaient honorés et que l'aide dépassait 100 milliards usd en 2010, ce montant serait encore loin du volume qu'on considérait comme nécessaire pour atteindre les omd. Au terme de ces analyses, on remarque que les flux de financements extérieurs en particulier l'apd, les tfm et leside n'ont pas un très grand poids, voir même aucune influence a la limite sur la croissance economique en ass. Ils ne sont pas efficaces dans la promotion de la croissance economique car leurs impacts sont statistiquement non significatifs. Donc l'effet des financements extérieurs est nul sur la croissance economique en ass. Nu eté le manque de significativité de l'apd, des tfm et deside, les tfm seraient la source de financement extérieur qui aurait plus d'effets positifs sur la croissance (28,8%) suivis des ide classés deuxième avec 18,8% devant l'apd avec 1,5% au vu du signe de leurs coefficients respectifs. Ces conclusions sont similaires a celles de lahdhiri et hammas (2012) ou de benmamoun et lehnert (2013). Contrairement a ces auteurs, cette analyse montre que les coefficients de l'apd, des tfm et des ide sont non significatifs. Il ressort tout de même que les variables qui doivent automatiquement etre prises en compte dans la relation financements extérieurs et croissance economique sont le revenu initial par habitant, le capital humain et la taille de la population car elles ont des coefficients significatifs et positifs. Par contre, l'effet de l'apd se révèle positif et significatif en présence du terme interactif apd.tfm.ide. Ceci n'est pas surprenant car ce résultat conforte a bien d'égard la théorie du big push de rosenstein-rodan (1943) a savoir qu'il faut un montant substantiel de l'apd pour que son effet soit positif et statistiquement significatif sur la croissance economique. Les autres sources de financements extérieurs que sont les tfm et les ide a l'opposé de l'apd n'ont pas des coefficients statistiquement significatifs dans cette estimation similairement a la précédente. Ce ne sont donc pas des variables déterminantes dans l'explication de la croissance des pass. Pareillement a la première estimation, le revenu initial par habitant, le capital humain et la dette extérieure sont significatives. La dette extérieure influence encore négativement le taux de croissance du pib par tête. Quant aux capital humain et a la dotation initiale, ils sont positivement liés a la croissance economique. Il s'agit en effet des variables essentielles dans l'estimation de la relation financements extérieurs et croissance economique. De façon laconique, les financements extérieurs ne contribuent pas a la croissance economique des pass. # VI. # Conclusion Dans cet article, on s'est attelé a faire ressortir l'effet combiné des financements extérieurs (apd, tfm, ide) sur la croissance economique des pass. Sur un panel dynamique de 23 pass, de 1985 a 2014, la méthode des moments généralisés de blundel et bond (1998) a eté utilisée. Nous avons estimé deux equations : l'une sans introduire le terme interactif et l'autre avec intégration du terme interactif apd.tfm.ide. Force est de constater que toutes les variables impliquées dans ces estimations ont eté stationnaires. Cela explique pourquoi les tests de cointégration de pedroni n'ont pas eté nécessaires. De plus, une absence d'autocorrélation sérielle d'ordre deux des résidus a eté notée pour toutes les estimations. Les modèles ont eté d'une part, bien spécifiés et d'autre part, globalement significatifs. A partir des résultats des analyses, il ressort egalement que les financements extérieurs de façon individuelle ou combinée n'ont aucune influence sur la croissance economique en ass, donc ne sont pas efficaces dans la promotion de la croissance economique. Cette conclusion contredit en fait la théorie des stades de la balance des paiements selon laquelle les capitaux extérieurs investis dans un pays permettent une croissance economique additionnelle. Comment comprendre que les financements extérieurs qui sont supposés combler le déficit en epargne des economies de l'ass, en vue de promouvoir la croissance soient indécelables ? Il ressort clairement que la situation de sousdéveloppement des pays au sud du sahara ne s'explique pas par le manque de financements récurrents ou par l'absence de généreuses sources de financements. Il se pourrait que les citoyens voire les gouvernements de l'ass ne fournissent pas d'effort pour epargner. Ils dilapident les fonds a leur disposition parce qu'ils reçoivent ou espèrent recevoir continuellement une manne de l'extérieur. Il faudrait bien que cela puisse changer. Pour se faire, les pass devraient faire des efforts en matière de gestion des ressources financières, d'épargne, d'amélioration des conditions economique, politique et sociale. Néanmoins, le fait que la croissance economique soit insuffisante pour eradiquer la pauvreté qui s'exacerbe en ass malgré les financements extérieurs ne veut pas forcement dire que ceux-ci sont a bannir complètement. Ce paradoxe est probablement lié entre autres a un environnement de holdup elevé qui caractérise les pass. Les choses seraient peut etre pires et la croissance relativement honorable des pass pourrait etre négative sans ces flux financiers. En somme, les flux de financements extérieurs pourraient etre considérés comme un précieux complément des efforts locaux et non comme un elément déterminant de la croissance economique. Les pays africains doivent prendre leur destin en main et compter sur leurs propres efforts et potentialités. # Bibliographie ![](image-2.png "") Tableau 1: Pays retenus pour l'étudeBéninEthiopieMozambiqueSierra leoneBotswanaGambieNigerSoudanBurkina fasoGhanaNigeriaSwazilandCamerounKenyaOugandaTogoCap vertLesothoRwandaZambieCôte d'ivoireMaliSénégal A 0 OUV t b1 EXC t b2 INF tb3 CH tb4 DEX t b5 EDO tb6 POP t b7 APD t b8 TFM t b9 IDE t b10(4)L'équation de la croissance economique qui en découle avec l'introduction du capital et de la technologieest la suivante :Y t = A 0 OUV tb1 EXC t b2 INF t b3 CH t b4 DEX t (APD.TFM.IDE) t b5 EDO t b12 ? t b6 POP t b7 APD tb8 TFM t b9 IDE t b10 L t b11(5)Lorsqu'on introduit le logarithme népérien, on obtient l'équation qui suit:ln Y t = (6)Avec b 0 = ln a 0Le modèle dynamique qui va déceler l'effet combiné ou conjugué des flux de financements extérieurs s'écritcomme suit : c) Méthode d'analysepremières avec les equations en niveau. LesPour estimer l'équation dynamique ci-dessus lainstruments dans l'équation en différences premièresméthode des moments généralisés (gmm) en systèmesont exprimés en niveau et vice versa tels qu'on aura ade blundel et bond (1998) est usitée. L'estimateur gmmfaire au système ci-dessous :en système combine les equations en différences? ??? ??,?? = Ceci suppose que l'équation a estimer serades variables de l'équation a niveau et l'absence d'autoréécrite sous forme de système lors de l'analyse descorrélation des résidus. Pour cela, nous allons d'aborddonnées.faire le test de stationnarité sur les séries pour détecterLa méthode gmm en système de blundel ets'il y'a présence de racines unitaires a l'aide du test d'imbond (1998) apporte des solutions aux problèmes depesaran et shin.biais de simultanéité, d'endogènéité, de causalité?inverse et de variables omises. Cette méthode exploitela variation des données des séries temporelles, tientcompte des effets spécifiques invisibles a chaque pays et permet l'inclusion des variables dépendantesa testerI est l'indice spatial (les pass) et t l'indice temporel, ? i est l'effet spécifique invisible lié a chaque pays i qui permet de saisir les autres déterminants de la croissance economique non explicitement pris en compte dans le modèle. ? it est le terme de correction d'erreurs. Dans cette equation, la variable dépendante est le taux de croissance du pib réel par habitant (y). Les variables explicatives sont le terme interactif apd.tfm.ide qui permet de saisir l'effet total ou combiné des financements extérieurs sur la croissance economique.et tient egalement compte de l'interaction qui existe entre ces trois sources de financements extérieurs. Les variables apd, tfm (mesurés par la composante envois de fonds uniquement) et ide pris individuellement qui pourraient ainsi que le terme interactif affecter positivement la croissance retardées comme variables exogènes. Au détriment de l'estimateur gmm en première différence d'arellano et bond 1 (1991) et des méthodes usuelles telles que les mco, les variables instrumentales, l'estimateur gmm en système de blundel et bond (1998) a eté privilégié car ces deux auteurs ont montré a l'aide des simulations de monte carlo que l'estimateur gmm en système est plus performant que celui en première différence. L'estimateur gmm en première différence donne des résultats biaisés dans les echantillons finis lorsque les instruments sont faibles ou lorsqu'on est en présence des variables persistantes. Le biais affectant l'estimateur d'arellano et bond (1991) et conduisant a une sous estimation du coefficient autorégressif serait d'après blundel et bond (1998), corrigé par l'estimation du système. De plus, avec les méthodes usuelles, les effets fixes spécifiques du pays ne sont pas pris en considérationeconomique. Le revenu initial (y it-1 ), valeur retardée du taux de croissance economique capte l'effet de convergence conditionnelle entre les economies, la dette extérieure (dex) et la population (pop) dont les signes espérés pourraient etre négatifs. L'ouverture commerciale (ouv) mesurée par la somme des importations et des exportations rapportée au pib, le capital humain (ch) approximé par le taux de scolarité au secondaire, l'emploi (l) approché par le nombre d'actifs ayant un emploi et l'épargne domestique (edo) auraient probablement des signes positifs. Le taux de change (exc) et le taux d'inflation (inf) mesuré par le déflateur du pib qui renseigne sur la stabilité macroéconomique sont les seules variables exogènes dont on est indécis quant aux signes attendus. Ces derniers sont récapitulés dans le tableau suivant.Tableau 2: Tableau Des Signes Attendus De L'équation Financements Extérieurs-Croissance Economique Pour tester la validité des variables retardéescomme instruments, arellano et bond (1991), arellano etVariables exogènes bover (1995) et blundel et bond (1998) suggèrent le testSignes attendusde sur identification de sarganet le test d'autocorrélation de second ordre.Apd.tfm.ide(+)Apd L'utilisation de la méthode de l'estimateur gmm(+)en panel dynamique2Tfm présuppose la quasi-stationnarité(+)Ide(+)Dex L 1 La procédure d'Arellano et Bond (1991) consiste à réécrire l'équation initiale en différence première, ce qui élime les effets fixes individuels,(-) (+)Ouv puis à utiliser comme instruments pour les séries différenciées leurs(+)Edo propres niveaux retardés. Cette méthode améliore l'estimation par Inf variables instrumentales d'Anderson et Hsiao (1982) en faisant référence à un ensemble de conditions d'orthogonalité définissant des(+) (+/-)Ch estimateurs GMM optimaux. Elle résout, par ailleurs, le choix délicat(+)concernant la liste des instruments.Pop(-)Exc(+/-)Y i,t-1(-)2 V.resultatsa) Résultat De Stationnarité D'ipsTableau 3: Croissance EconomiqueTest de stationnarité a niveauAvec constanteAvec constante et trendDécisionsT-statP-valueT-statP-value-22,648***0,0000-22,642***0,0000StationnaireApd-7,3***0,0000-7,298***0,0000StationnaireSéries Y-5,814*** -10,293***0,0000 0,0000-5,811*** -10,484***0,0000 0,0000Stationnaire Stationnaire2017Dex Edo-4,570*** -6,527***0,0002 0,0000-4,587*** -6,522***0,0011 0,0000Stationnaire StationnaireYearOuv-4,695***0,0001-4,702***0,0007StationnaireInf-8,481***0,0000-8,801***0,0000StationnaireL Ch Exc Pop Statistique d'im pesaran et shin-3,846*** -4,938*** -5,263*** -3,935*** 28,950***0,0026 0,0000 0,0000 0,0019 0,0000-3,854** -4,967*** -5,300*** -3,948** 28,833***0,0145 0,0002 0,0001 0,0108 0,0000Stationnaire Stationnaire Stationnaire Stationnaire Absence de racine unitaire communeVolume XVII Issue II Version IGlobal Journal of Management and Business Research ( ) Bcroissance et les variables exogènes au détriment destests d'engle et granger (1987).Notes : données en panel stationnaire a *** 1%, ** 5%, * 10% Source: Estimations de l'auteur 4Colonne 1Colonne 2Colonne 3Méthode des gmm en systèmeEstimation sans terme interactif apd.tfm.ideIntroduction du terme interactif apd.tfm.ideVariables explicatives(z-stat) CoefficientsP-value(z-stat) CoefficientsP-valueConstante68,892 (0,58)0,565215,195 (1,44)0,151Revenu initial (y l1)0,0828** (2,10)0,0350,0828* (2,10)0,081Ouverture (ouv)0,241 (0,32)0,7511,425 (1,75)0,751Taux de change (exc)0,000416 (1,07)0,2860,0001 (0,24)0,811Taux d'inflation (inf)0,00325 (0,37)0,710-0,007 (-0,60)0,548Capital humain (ch)0,0504*** (3,22)0,0010,038** (2,59)0,010Population (pop)3,068** (2,13)0,0331,784 (1,07)0,285Emploi (l)-2,1610,105-1,530,327 © 2017 Global Journals Inc. (US) ( ) 2017 B moyen avant le 21 e siècle. Dans le même temps, le taux Effet Combiné Des Financements Extérieurs Sur La Croissance Economique En Afrique Subsaharienne ( ) 2017 © 2017 Global Journals Inc. (US) 1 ( )2017BEffet Combiné Des Financements Extérieurs Sur La Croissance Economique En Afrique Subsaharienne * « blessing or curse: the stabilizing role of remittances, foreign aid and fdi to pakistan », development economic research group AhmedJEt Martinez-Zarzoso I 2012. 2006 gottingen university, germany. 2. Ajayi s. * « fdi and economic development in africa », university of ibadan ibadan, nigeria * AlayaM 2004 * une estimation a partir d'un modèle structurel pour les pays de la rive sud de la méditerranée «Investissement Etranger université montesquieu bordeaux, iv * AmewoaK 2008 * « l'aide au développement aide t'elle le développement ? 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