# Le Rôle Instrumental Et Incitatif Du Reporting Sociétal Dans La Gestion Des Résultats Dr. Toukabri Mohamed ? & Pr. Jilani Faouzi ? actionnaires à une concentration sur les groupes des parties prenantes de l'entreprise représente un des facteurs motivant les pratiques des activités de responsabilité sociale. Dans ce contexte, la communication des informations environnementales et sociales occupe une place importante dans les stratégies de divulgation extra-financière des entreprises. Ainsi, ces pratiques comptables sociétales constituent un moyen pour développer des relations d'éthique avec la Société. Selon Gray et al.(1995), la responsabilité sociale et la divulgation d'information environnementale sont considérées comme une contribution légitime et sociale opérée par l'organisation. Toutefois, en raison de l'audit social imparfait dans le monde des affaires, les dirigeants sont incités à prendre des mesures discrétionnaires sur les résultats comptables afin de maximiser leurs profits. Dans la même lignée, les travaux de recherches antérieures se sont concentrés à l'examen de la relation entre la responsabilité sociale des entreprises et la performance financière. En effet, ces recherches affirment que la performance financière d'une entité est en relation positive avec sa responsabilité sociale (McGuire et al., 1988;Salama, 2005). Cependant, l'association entre la gestion des résultats et la structure de gouvernance confirme l'idée que la fiabilité et la qualité des bénéfices comptables se sont renforcées lorsque le comportement opportuniste des dirigeants est contrôlé par une bonne structure de gouvernance (Wild, 1996;Klein, 2002). En outre, la majorité des travaux de recherche n'ont pas examiner le lien direct entre la responsabilité sociale des entreprises, la gestion des résultats, et l'impact de la gouvernance d'entreprise sur l'association entre les deux phénomènes (Chih et al., 2008;et Prior et al., 2008). Les conflits d'agence existent lorsque les dirigeants manipulent d'une manière opportuniste les résultats comptables en leur faveur, d'où la divulgation des informations sociétales constitue un moyen pour protéger leurs emplois. Ainsi, la divulgation volontaire est utilisée également pour détourner l'attention des actionnaires de la surveillance des activités de gestion des résultats. Dans ce contexte, il semble que les dirigeants impliqués dans la pratique de gestion des résultats soient motivés à se comporter d'une façon proactive, en cherchant à satisfaire les actionnaires et Résumé-Cet article traite de l'impact de la divulgation de l'information sociétale sur les manipulations comptables. Nous soutenons l'idée que la gestion des résultats endommage les intérêts des parties prenantes, par conséquent, les dirigeants qui manipulent les résultats ne peuvent faire face à la vigilance et à l'activisme des parties prenantes que par le recours à la responsabilité sociale des entreprises (RSE). En outre, la RSE est un outil puissant qui peut être utilisé pour obtenir le soutien des parties prenantes. En nous basant sur un échantillon de 682 firmes américaines cotées, de la liste Fortune 1000, pour la période 1997-2008, nous nous sommes intéressés à montrer que la divulgation des informations sociétales justifient l'utilisation stratégique de la RSE par le dirigeant qui manipule les chiffres comptables. Nos résultats montrent que les pratiques comptables sociétales des dirigeants renforcent la gestion des résultats et influencent son sens et son intensité. # Introduction es parties prenantes sont des groupes qui ont des intérêts dans une entreprise, elles peuvent être considérées soit externes à l'organisation, ou interne. En effet, la déviation d'une concentration sur les pour signaler aux différentes parties prenantes la responsabilité de l'entreprise et sa sensibilisation aux questions environnementales et sociales. Notre objectif est d'examiner le comportement des dirigeants dans le phénomène de la gestion des résultats par les accruals discrétionnaires. Plus précisément, cet article analyse l'impact du problème d'agence sur les pratiques managériales éthique du dirigeant, tout en mettant l'accent sur l'effet de la responsabilité sociale des entreprises dans l'atténuation ou l'augmentation de la gestion des résultats. En effet, conformément à la théorie d'agence, nous suggérons que les managers agissent à leurs propres intérêts quand il y a un problème d'agence, en réservant une accumulation des dépenses discrétionnaires. En outre, en nous basons sur la théorie des parties prenantes sous sa dimension instrumentale nous tentons de répondre à la question suivante : dans quelle mesure l'engagement élevé par les entreprises en des activités de responsabilité sociale atténue le problème d'agence et influence la gestion des chiffres comptables ? Pour répondre à notre question, nous retenons un échantillon composé de 682 firmes américaines cotées, de la liste fortune 1000, la période d'étude s'étale sur 12 ans (1997-2008). Ce papier est structuré comme suit : dans un premier paragraphe, nous présentons une revue de la littérature relative à la relation entre la performance financière et performance sociale, puis nous étudions les contraintes de la divulgation sociétale. Dans un second, nous validons nos hypothèses théoriques sur un échantillon d'entreprises américaines. # II. # Relation Entre Performance Financière Et Performance Sociale Certains travaux de recherches ont examiné depuis les années 60 la responsabilité sociale associée aux ressources financières de l'entreprise et à la performance financière. Ces recherches théoriques se sont concentrées sur l'arbitrage entre la responsabilité sociale et la performance financière. Ainsi, Bowman et Haire (1975) Par ailleurs, la RSE est pratiquée lorsque les entreprises en présentant leurs comptes, elles s'adressent à l'ensemble des parties prenantes. Ainsi, les entreprises divulguent volontairement des rapports de développement durable sur l'exécution de ses affaires éthiques. En effet, la divulgation d'information sociétale constitue une pratique faisant partie de la RSE et un signal visant à détourner l'attention des actionnaires de la surveillance des manipulations comptables à d'autres préoccupations. Dans le même sens, pour les dirigeants qui se sont intéressés par la performance des entreprises à court terme, la divulgation d'information sociétale constitue une technique satisfaisante pour signaler la relations avec les parties prenantes (McGuire et al., 1998). En conséquence, une augmentation des bénéfices sur les marchés financiers est attendue (Salama, 2005). D'un côté, l'engagement en activités de RSE permet l'évaluation d'une manière précise des risques par les investisseurs, ce qui facilite l'accès aux financements externes au plus bas coût du capital. Cependant, dans le but d'attirer les investisseurs et les actionnaires, la firme renforce la transparence de l'information financière et sociétale divulguée. D'un autre côté, les dirigeants qui sont impliqués dans des actions de manipulation des bénéfices divulguent des informations sociétales afin de poursuivre leurs propres intérêts. La responsabilité sociale de l'entreprise est liée à ses pratiques d'éthique et à ses décisions concernant les questions morales. Ces questions traitent des sujets complexes comme la protection de l'environnement, la gestion des ressources humaines, la santé et sécurité du travail, la relation avec les communautés locales, la relation avec les fournisseurs et les clients (Castelo et Lima ,2006). En effet, l'engagement en activités socialement responsables améliore la satisfaction des parties prenantes, et affecte positivement la réputation des entreprises. La divulgation des informations sur le comportement des entreprises et de leurs pratiques en responsabilité sociale aide à maintenir une image positive entre les parties prenantes (Orlitky et al., 2003). Cette image contribue à établir des liens avec la communauté, et constitue une capitale réputation. Ainsi, la divulgation sociétale améliore la capacité de la firme à négocier d'une façon attractive des contrats avec les fournisseurs et le gouvernement, de facturer des prix plus élevés pour ses biens et services, et aide à réduire le coût du capital (Fombrun et al., 2000). Par conséquent, en pratiquant la responsabilité sociale, l'entreprise est en mesure d'obtenir l'appui de ses parties prenantes; l'engagement des employés, la fidélité des clients et la collaboration avec les partenaires. Par ailleurs, l'entreprise cherche à obtenir un traitement approprié de la part du gouvernement et une couverture favorable dans les médias (Castelo et Lima, 2006), afin d'éviter une mauvaise réaction gouvernementale. En effet, les activités de responsabilité sociale sont des outils pour obtenir le soutien des parties prenantes. Ainsi, les pratiques des activités sociales permettent de réduire la possibilité de fraudes des dirigeants en raison de la pression des actionnaires mécontents, et des parties prenantes dont les intérêts sont endommagés par la mise en oeuvre de Cependant, Donalson et Preston (1995), en se basant sur la théorie instrumentale des parties prenantes, ils soulignent que la bonne gestion soutienne le développement des relations positives avec les parties prenantes, et améliore la performance financière. Ainsi, selon cette théorie, la RSE est considérée comme un dispositif organisationnel qui conduit à une utilisation plus efficace des ressources (Orlitzky et al. ,2003), et elle affecte positivement la performance financière. Dans le même contexte, Berman et al. (1999) constatent que les bonnes relations avec les parties prenantes améliorent la performance financière, c'est l'hypothèse de la bonne gestion. En effet, l'impact positif de la responsabilité sociale sur la performance financière a été contesté par divers arguments. D'abord, l'argument à court terme, selon lequel les dirigeants ont tendance à poursuivre des politiques à court terme qui se concentrent exclusivement sur les résultats comptables au détriment des questions sociales à long terme (Preston et O'Bannon, 1997). Ensuite, la gestion de relations avec des parties prenantes qui ont des objectifs contradictoires entraîne une organisation rigide qui consomme des ressources et endommage la performance financière (Aupperle et al., 1985). Enfin, les dirigeants peuvent se comporter d'une façon opportuniste au détriment des résultats comptables, et par des pratiques d'enracinement visant à satisfaire les intérêts des parties prenantes (Jones, 1995). # IV. Hypothèses De Recherche Et Étude Empirique L'objectif fondamental de notre étude empirique consiste à détecter les déterminants qui peuvent soustendre la relation entre la divulgation sociétale et la gestion des résultats. Ainsi, pour cette raison, nous nous concentrons sur des déterminants importants à savoir: l'opportunisme managérial, la structure de gouvernance, les opportunités de croissance, la performance financière et les frées cash-flows. En effet, ces facteurs sont censés avoir un impact à la fois sur la gestion des résultats et la divulgation sociétale. Plus précisément, il s'agit de tester si les pratiques du reporting sociétal sont des actions opportunistes pour gérer les résultats par les dirigeants. Nous présentons dans une première les hypothéses de notre étude et les variables retenues dans cadre d'analyse. Ensuite, nous présentons la démarche empirique adoptée. Finalement, nous interprétons nos resultants a) Hypothèses De Recherche La gestion des résultats est liée à la théorie d'agence car elle permet de créer des coûts d'agence. Toutefois, la gestion des résultats n'affecte pas seulement les propriétaires d'une entreprise, mais elle a des effets sur les parties prenantes. Ainsi, les parties prenantes sont considérées comme un groupe qui supporte une certaine forme de risque à la suite d'avoir investi en quelque forme du capital humain, financier, ou en quelque chose de valeur dans une entreprise (Clarkson, 1995). En effet, les pratiques managériales inappropriées comme la gestion des résultats abusent les parties prenantes quand à la valeur réelle des actifs de la firme, ou à la régularité de la situation financière. Ces pratiques ont de mauvaises conséquences sur les actionnaires, les créanciers, les employés et la Société en général (Zahra et al. ,2005). En outre, le contrôle concentré entre les mains d'une seule partie prenante (les actionnaires) est préférable à celle entre les différentes parties prenantes. Ainsi, le déclenchement des initiatives d'enracinement constitue un deuxième argument qui justifie l'utilisation stratégique de la RSE par le dirigeant à la manipulation des résultats comptables. En conséquence, l'orientation vers des activistes sociaux et les groupes de pression est considérée comme une stratégie d'enracinement par les dirigeants contre la pression des actionnaires dont les intérêts sont endommagés à moyen terme par les pratiques de gestion des résultats. Par conséquent, nous examinons si les incitations du dirigeant pour gérer les résultats comptables encouragent les pratiques d'activités de RSE, notamment dans les entreprises de grande visibilité politique, à savoir les secteurs réglementés. Par ailleurs, les entreprises ayant des faibles niveaux de gestion des résultats sont moins incitées à rechercher une exposition publique par les activités de RSE, ceci nous conduit à formuler l'hypothèse suivante: H1: Il existe une relation positive entre la pratique de gestion des résultats et le niveau de divulgation d'information sociétale. Puisque notre objectif consiste à examiner les intentions discrétionnaires de la pratique du reporting sociétal, nous soutenons l'idée que les entreprises améliorent leurs responsabilités sociales comme une conséquence des pratiques de la gestion des résultats. Ainsi, l'effet positif de la RSE sur la performance financière devrait être réduit d'une manière significative. De plus, ce discours s'appuie sur le fait que les dirigeants qui ont recours à la comptabilité d'engagement ont tendance à investir dans des activités qui améliorent la responsabilité sociale de l'entreprise comme une stratégie d'enracinement. En effet, les pratiques qui ressortent de cette stratégie sont improductifs parce qu'elles sont coûteuses et peuvent avoir un effet négatif sur la performance financière. Cependant, Rowley (1997) Il importe de préciser que toutes les variables sont standardisées par l'actif retardé (actift-1) et que tous les modèles, sont estimés par année et par secteur. Les résidus de cette régression constituent les accruals discrétionnaires (ACCDISC), qui sont notre mesure de la gestion des résultats. ACCDISCi,t= ACCTOTi,t -[+(Î?"CAi,t -(1-k) Î?"CRi,t ) + IMMCORPi,t +ACCTOTi,t-1+ GCAi,t ] Il est à souligner que nous avons utilisé, à l'instar de Dechow et al. (2003), la méthode des moindres carrés ordinaires pour l'estimation. Toutefois, afin de tester la robustesse de nos résultats dans certaines spécifications, nous avons utilisé une autre variable pour détecter la manipulation des revenus, nous étudions la gestion des résultats en mettant l'accent sur la pratique du lissage de résultat (Yeo et al., 2002;Fundenberg et Tirole, 1995). Cette variable est utilisée par les dirigeants afin de gérer le résultat d'une manière souple et intelligente dans le but de renforcer leurs positions et emplois à travers une stratégie d'enracinement. La principale caractéristique de manipulation comptable est la stabilité des flux de trésorerie afin de satisfaire les intérêts à court terme des actionnaires. Afin de tester l'effet modérateur de la gestion des résultats (GR) sur la relation entre la RSE mesurée par la qualité de divulgation sociétale et la performance financière (hypothèse 2), nous incorporons la variable multiplicative ?GR*DivSoci, où ?GR est égal à 1 si la gestion des résultats est supérieure à la moyenne du secteur concerné. La variable multiplicative ?GR*DivSoci est utilisée pour tester la deuxième hypothèse, et comme une méthode pour examiner la robustesse de l'hypothèse 1. En effet, dans ce dernier cas nous voulons s'assurer que la pratique de gestion des résultats a une influence positive sur la RSE. Dans ce contexte, nous sommes particulièrement intéressés à analyser le lien entre la gestion des résultats et la RSE déduction faite de l'effet de la performance financière, puisque nous pouvons trouver un cas que la gestion des résultats détermine la performance financière, et celle-ci à son tour affecte la RSE. Ainsi, l'effet de la gestion des résultats sur la RSE disparait une fois que nous incorporons dans nos estimations une variable mesurant la performance financière. Selon le raisonnement susmentionné, la RSE est tout simplement une conséquence de l'augmentation de la performance financière en raison de la gestion des résultats. Ainsi, nous retenons parmi les indicateurs comptables utilisés dans les précédentes études pour mesurer la performance financière, le ROE median ou moyen, à l'instar de Bowman et Haire (1975) ? Les free cash-flow Selon les travaux de Dechow, Sloan et Sweeney (1996), les free cash flow constituent une autre mesure de l'endettement; des besoins de la firme en financement externe. Ainsi, Cormeir et Mognan (2003) affirment que plus l'entreprise se dirige au marché des capitaux, plus elle a besoin de communiquer de l'information non financière. Toutefois, selon la théorie des free cash-flow, plus ces derniers sont élevés, moins celle-ci a besoin de financement externe, et donc moins elle a besoin de communiquer sur elle. La relation entre les free cashflow et la divulgation sociétale est négative. La littérature diverge sur la mesure des free cash-flows tel que conceptualisée par Jensen (1986). En effet, selon ce chercheur, les free cash-flows sont les bénéfices avant charges d'intérêt, impôts, amortissements et provisions moins les taxes (y compris la variation des taxes différées sur l'exercice) moins investissements bruts et investissement en survaleur. Cependant, dans la majorité des études antérieures, nous trouvons que les free cash-flows sont définis comme étant le revenu d'exploitation avant amortissements moins les charges d'intérêt, impôts et taxes et dividendes versés (Gul et Tsui, 1998 ;Jaggi et Gul, 1999et Lehn et Poulsen, 1989). Ainsi, pour notre étude, vue la difficulté de calculer les free cash-flows comme Jensen, nous allons utiliser la mesure utilisée par les recherches empiriques. Nous retenons comme mesure des frées cash-flows (FCF), le ratio suivant 'résultat d'exploitation avant amortissement-dépenses d'intérêts-impôts-dividendes/Actifs totaux' Selon la théorie d'agence, il existe ne relation positive entre la dilution du capital et la communication de l'information sociétale. Ainsi, la structure de l'actionnariat explique les conflits d'intérêts apparaissent entre les actionnaires et les dirigeants. La demande d'information de la part des actionnaires devrait être d'autant plus forte que le capital est dilué. Le pourcentage de capital détenu par des actionnaires étrangers est une des caractéristiques qui a été retenue pour traduire l'ouverture de l'entreprise à l'international. Les travaux de recherches antérieures ont confirmé 2007) mesurent la concentration de la propriété en se basant sur une variable dichotomique prenant la valeur 1 lorsque un actionnaire dit majoritaire ou a plus de 20% des actions à droit de vote et 0 sinon. D'une autre part, Roberts (1992), Keim (1978) et Ullmann (1985) trouvent une relation positive entre la dilution du capital des entreprises et leurs pratiques de communication sociétale. En effet, ils introduisent dans son modèle explicatif de la diffusion d'information sociétale la variable capital. Cette variable prend la forme du pourcentage du capital détenu par les dirigeants de l'entreprise et par les actionnaires détenant de façon individuelle plus de 5% du capital de l'entreprise. Le signe de la relation entre la valeur de cette variable représentative de la concentration du capital et la diffusion d'information sociétale est attendu négative. Nous retenons dans notre recherche cette dernière mesure pour analyser l'impact de la dilution du capital sur le reporting sociétal. # ? # Les investisseurs institutionnels Outre les actionnaires majoritaires dans le capital de l'entreprise, nous nous intéressons dans cette recherche empirique aux investisseurs institutionnels afin d'étudier l'effet de cette catégorie d'actionnaires sur la pratique de la divulgation sociétale. Ainsi, en nous basant sur les travaux de recherches antérieurs, les investisseurs institutionnels sont les investisseurs, autres que des individus, qui gèrent des fonds de manière professionnelle au sein d'une institution ou pour le compte de leurs clients (Dardour, 2009) g) Résultats de l'estimation de la divulgation sociétale Les résultats de la régression de notre modèle montrent un bon ajustement de l'information puisque la valeur de pseudo R2 est égale à 0.682. Ce résultat implique que les variables considérées sont pertinentes dans l'explication des chances d'amélioration de la qualité de divulgation sociétale, et la stratégie d'appartenance de la firme à un groupe bien déterminé. Les remarques importantes qui sont dégagées à partir de l'estimation de notre modèle et qui méritent d'être analysées sont les suivantes: En premier lieu, dans un but d'attirer les investisseurs et les actionnaires potentiels, les firmes doivent renforcer la transparence d'information financière. Autrement dit, les dirigeants qui sont impliqués dans des actions de manipulation des résultats divulguent le maximum des informations sociétales dans une tentative de poursuivre leurs propres intérêts. Le deuxième, il semble que les dirigeants impliqués dans la gestion des résultats sont motivés de se comporter d'une manière positive afin de capter les perceptions des actionnaires et les groupes de parties prenantes (p-value gestion des résultats par les accruals discrétionnaires dans une perspective opportuniste =9.4%). En conséquence, les firmes ayant un faible niveau de gestion des résultats sont moins susceptibles de promouvoir des initiatives de la divulgation des informations sociétales. Ainsi, ce dernier constat est en concordance avec les conclusions de plusieurs auteurs (Xie et al., 2003;Castelo et Lima ,2006;Patten et Trompeter, 2003), qui déclarent que la divulgation des informations sur les pratiques de la responsabilité sociale aide à construire une image positive entre les parties prenantes, et à travers cet axe les dirigeants renforcent leurs propres sécurités d'emploi par l'enracinement. Troisièmement, les dirigeants qui se sont orientés vers la poursuite de leurs bénéfices privés par le camouflage de la valeur réelle des actifs ou de la situation financière doivent demander l'accord des différentes parties prenantes afin de valider leurs pratiques. Ainsi, certaines parties prenantes peuvent être attirées par des offres qui répondent à leurs propres intérêts, et sont influencées par les politiques des dirigeants qui visent l'amélioration de la responsabilité sociale (p-value, relatif aux investisseurs institutionnels est de 1%). La quatrième, la taille et les free cash flow influent positivement la divulgation sociétale. Le constat relatif à la taille n'est pas surprenant, puisque cette dernière mesure la visibilité politique de la firme, ce qui engendre une pression sociale et politique afin de se conformer aux différentes exigences réglementaires et gouvernementales. En effet, conformément à la théorie de légitimité, la relation positive attendue entre la taille et Cinquièmement, les free cash-flows sont positivement corrélés avec la divulgation sociétale (coefficient=0.0045; p=0.000). Ainsi, les free cash-flows augmentent la probabilité d'amélioration de la qualité de divulgation sociétale, ce résultat n'est pas surprenant pour deux raisons. D'un côté, en nous basant sur les constats de Jensen, nous pouvons constater que les dirigeants des firmes à faibles opportunités de croissance, et ayant des free cash-flows élevés poursuivent des activités autres que leur activité principale. Ces nouvelles activités peuvent détruire la valeur, par une orientation de la firme vers des projets sociaux négatifs. D'un autre côté, les dirigeants de ces firmes vont essayer d'atténuer cette situation par la divulgation des informations sociétales afin de satisfaire les différentes parties prenantes, et camoufler la situation financière réelle. Par ailleurs, en nous référant à la théorie des free cash-flows, nous pouvons dire que l'existence d'importants free cash-flows (constatée à partir des tests de comparaisons des moyennes) peut motiver la divulgation sociétale et inciter des pratiques managériales orientées vers la satisfaction des attentes des différentes parties prenantes. Tableau 4 : Résultats de l'estimation du modèle mesurant l'impact de la divulgation sociétale sur la gestion des résultats Les résultats du modèle testant l'hypothèse 2, sont présentés dans le tableau 4. Ainsi, nous avons utilisé la variable ?GR*RSE afin de valoriser le rôle important des accruals discrétionnaires pour expliquer la relation entre la divulgation sociétale et la performance financière. Ainsi, nous avons testé cette dernière variable multiplicative, et nous nous sommes concentrés à expliquer son rôle important lorsque le degré de gestion des résultats est élevé. En conséquence, nous avons remarqué que le coefficient de cette variable est négatif, ce qui explique que la divulgation sociétale motivée par une intention opportuniste par les manipulations comptables réduit l'effet positif de cette divulgation sur la performance financière. # Variables Les résultats dans la colonne 3 du tableau 4 ont montré que le coefficient de la divulgation sociétale est positif (p <10%), tandis que ce coefficient en terme de dépendance et de causalité est négatif, et significatif (p<5%). D'un côté, les résultats susmentionnés fournissent un soutien pour l'hypothèse 2, concernant l'effet négatif des pratiques de la gestion des résultats comme un obstacle à la relation entre la divulgation sociétale et la performance financière. D'un autre côté, nous avons remarqué que l'effet direct de la gestion des résultats est positif dans l'explication du modèle (coef= 0.231, p <1%; d'après la colonne 1), étant donné que les pratiques de la gestion des résultats sont destinées à améliorer la performance financière. a: significatif à 10% ; b: significatif à 5% ; c: significatif à 1% # Global V. # Conclusion Les résultats empiriques ont confirmé l'existence d'une relation positive entre les deux variables mesurant la gestion des résultats et le reporting sociétal. Ainsi, nous avons remarqué que les entreprises qui gèrent leurs résultats montrent des niveaux élevés du reporting sociétal. En conséquence, nous avons expliqué ce résultat par le fait que les dirigeants qui s'engagent dans des pratiques de gestion des résultats ont deux raisons pour satisfaire les intérêts des parties prenantes. D'abord, les dirigeants prévoient que l'activisme des parties prenantes en cas de manipulation des bénéfices endommage leur position dans l'entreprise. Les dirigeants ont tendance à être en accord avec les autres parties prenantes comme une stratégie de couverture contre les initiatives disciplinaires des actionnaires dont les intérêts à long terme peuvent être endommagés par les pratiques de gestion des résultats. Le deuxième constat que nous avons remarqué consiste à la robustesse du lien entre la gestion des résultats et la divulgation sociétale par l'inclusion d'une variable mesurant la performance financière. Ce résultat a suggéré que le lien entre la gestion des résultats et la divulgation sociétale n'est pas expliqué par les conséquences que les pratiques sociétales ont sur la performance financière d'une entreprise. Ainsi, la RSE peut augmenter non seulement par l'amélioration de la performance financière, mais aussi par l'ensemble des préventives et des initiatives d'enracinement visant à satisfaire les intérêts des parties prenantes. En outre, les résultats sont plus importants dans les secteurs politiquement sensibles (réglementés), où nous attendons que l'activisme des parties prenantes est plus prononcé. Enfin, nous avons constaté que le lien entre le reporting sociétal et la performance financière est plus faible dans un contexte où le niveau de gestion des résultats est élevé. ![bonne réputation de l'entreprise et l'amélioration des la gestion des résultats. En conséquence, comme un moyen de défense contre l'activisme vigilant des parties prenantes, les dirigeants sont incités à compenser les parties prenantes par la divulgation d'information sociétale et par leur activisme éthique.](image-2.png "D") l'information environnementale constitue un moyen pour détourner l'attention des actionnaires aux questions pour lesquelles le dirigeant peut être sanctionné. Dans la même lignée, Prior et al.(2008) suggèrent que les dirigeants choisissent l'utilisation des mesures discrétionnaires de gestion des résultats dans un but de transmettre une information favorable ou défavorable aux marchés de capitaux sur les perspectives futurs de l'entreprise. Cependant, la manipulation des bénéfices peut indiquer aux investisseurs la possibilité d'une amélioration des résultats et des flux de trésorerie futurs. En raison d'asymétrie d'information, les entreprises utilisent l'information financière pour signaler aux investisseurs qu'elles détiennent des renseignements favorables. Ainsi, les dirigeants sont incités à divulguer volontairement des informations comptables supplémentaires comme un signal pour attirer les administrateurs) et les «outsiders » (les shareholders et les stakeholders), les accruals discrétionnaires menacent la fiabilité de la performance financière. Dans ce contexte, Chih et al. (2008) indiquent une relation négative entre la gestion des résultats et la RSE. Ces chercheurs précisent que les pratiques des firmes en matière de RSE ne se concentrent pas seulement à l'augmentation des résultats, mais elles constituent aussi une technique de dialogue avec les différentes parties prenantes. Ainsi, Tche et al. (2008) déclarent qu'à travers la gestion des résultats par le lissage du bénéfice, les entreprises peuvent opter à la pratique des activités de RSE afin de justifier ce lissage. En outre, Chih (2009) constate qu'une bonne qualité d'audit de l'information financière a un impact sur les divulgations environnementales et freine les manipulations comptables sociétales. Cependant,des relations avec les actionnaires, les fournisseurs, les créanciers et les autres groupes des parties prenantes. Conformément aux travaux de Gray et al. (1995), les informations sociétales divulguées aux parties prenantes sont considérées comme une contribution sociale et légitime des activités sociales pratiquées par l'organisation. En effet, les dirigeants engagés dans la gestion des résultats ont tendance à rendre compte de la divulgation volontaire d'information sociétale. Cette divulgation est utilisée pour maintenir la légitimité de l'organisation, en particulier avec les acteurs sociaux et politiques. Les divulgations environnementales constituent des signaux pour informer les parties prenantes des intérêts éthiques de l'organisation et de sa responsabilité sociale. Cependant, la pratique de la légitimité sociale peut être considérée comme un moyen de communication des bonnes relations reliant2013 Y earinvestisseurs, et afin d'améliorer la réputation del'organisation avec la Société. En conséquence, lesl'entreprise surtout quand ils tentent de se lancer dansdirigeants qui contrôlent le processus de prise desla gestion des résultats.décisions sont incités à alimenter leurs stratégies parPar ailleurs, la relation entre la gestion desdes actions sociales afin de satisfaire les attentes desrésultats, et le comportement discrétionnaire duparties prenantes. En effet, la divulgation d'informationdirigeant sera examinée au niveau de la sectionsociale et environnementale est souhaitable dans un butsuivante.de détourner l'attention des parties prenantes de laIII.Utilisation Stratégique De Ladétection de gestion des résultats. Cependant, il semble que les dirigeantsDivulgation Sociétale Dans Laimpliqués dans la gestion des résultats soient motivés à, Alexander et Buchholz (1978) constatent que les entreprises cherchent à soutenir une image positive aux groupes des parties prenantes par leur comportement socialement responsable. Selon la théorie des parties prenantes les activités de responsabilité sociale sont coûteuses, et les entreprises peuvent obtenir les réductions par d'autres coûts explicites. L'étude d'Ullman (1985) distingue entre la communication sociale et la performance sociale, ce relation entre les divers groupes de la firme et les informations qu'ils reçoivent. Ainsi, les dirigeants sont considérés non seulement comme les agents qui défendent les intérêts des propriétaires, mais aussi ceux de l'ensemble des parties prenantes (Hill et Jones, 1992). En effet, les dirigeants pratiquent certaines actions de gestion des résultats dans un but d'obtenir des gains personnels au détriment des autres parties prenantes, néanmoins ces derniers contrôlent la performance financière de l'entreprise au cas où leurs propres intérêts sont endommagés par les pratiques de gestion des résultats. En outre, les dirigeants sont incités à présenter des rapports financiers de qualité afin de minimiser les menaces d'être rejetés. En nous référant aux travaux d'Ullmann (1985), son article est le premier travail de recherche fondamental qui a traité la théorie de légitimité en relation avec la responsabilité sociale. Cet article a analysé les activités de RSE selon deux points de vue. D'une part, le chercheur a construit une image positive basée sur le soutien des intérêts des parties prenantes et la confiance de ces diverses parties. D'autre part, les chercheur précise lsoulignent que ces études souffrent des problèmes et la validité des mesures de la responsabilité sociale d'entreprise et du rendement financier. En conséquence, il est difficile de confirmer que la responsabilité sociale des entreprises privilégie les intérêts des actionnaires (Barnett, 2007; Mackey, 2007). Selon l'hypothèse de l'efficience des marchés financiers, un investisseur rationnel exige que le prix des actions doive intégrer d'une manière efficace toutes les informations disponibles. Néanmoins en raison d'asymétrie d'information entre les dirigeants et les différentes parties prenantes, les dirigeants agissent pour leurs propres intérêts par le choix des méthodes et des estimations comptables. En conséquence, les dirigeant peuvent dissimiler la valeur économique de l'entreprise. Gray (2005) atteste que la divulgation de l'information environnementale est une technique de signalisation pour les investisseurs et les autres parties prenantes. Ainsi, une bonne performance financière contribue à une bonne réputation sur les marchés financiers. Alors que la gestion des résultats constitue un risque et une menace pour les perspectives futures Ainsi, les organisations ayant un faible niveau de gestion des résultats sont moins susceptibles de soutenir des initiatives de divulgation sociétale. D'un côté, les travaux de recherches dans le domaine social se sont concentrés à l'étude de l'association entre la responsabilité sociale des entreprises et la performance financière, ou à l'examen de la relation entre la gouvernance d'entreprise et la gestion des résultats. Cependant, la majorité des études ne parviennent pas à expliquer le lien indirect entre la RSE, la gestion des résultats et l'impact de gouvernance d'entreprise sur les deux phénomènes. D'un autre côté, récemment, des études de Tche et al.(2008); Prior et al.(2008) ont tenté d'identifier le lien incontestable entre la RSE et la gestion des résultats. Ainsi, selon Chih et al.(2008), les rapports de responsabilité sociale aident à une meilleure présentation de l'information sociétale, et à la responsabilisation des différentes parties prenantes à tous les niveaux. En effet, ces constats sont conformes aux travaux de Prior et al. (2008), ces chercheurs constatent que les dirigeants qui manipulant les chiffres d'échantillonnages, des craintes concernant la fiabilité se comporter d'une manière positive afin de recueillir les Gestion Des Résultats La théorie des parties prenantes explique la perceptions des actionnaires et des autres parties prenantes qui cherchent une performance optimale.( ) Dactivités sociales ont un impact positif sur la réputationcomptables peuvent compenser leurs pratiquesdes entreprises, et peuvent procurer des avantagesopportunistes par l'engagement aux activités de RSE.économiques et stratégiques. En conséquence, lesÉtantdonnél'existenced'asymétrieactivités de RSE soutiennent les efforts d'améliorationd'information entre les « insiders»(dirigeants et spécification. En effet, plusieurs études ont indiquéque la performance est une variable capitale qui aété omise par ces modèles. C'est dans ce sens queBeneish (2001) affirme qu'il est fortement probableque la gestion des résultats dépend de laY 2013 ear D ( )H2 : La gestion des résultats affecte négativement la relation entre la responsabilité sociale et la performance financière. b) Echantillon De L'étude Les sites 'EDGARSCAN' et 'Securities and Exchanges Commission' sont nos sources fondamentales de collecte de données, couvrant la période 1997-2008. Les rapports annuels de gestion et les rapports autonomes de RSE contiennent toutes les questions principales relatives aux parties prenantes comme la participation communautaire, l'impact sur l'environnement, la clientèle, l'emploi, les droits de l'homme, les relations avec les fournisseurs et la gouvernance de l'entreprise. c) Variables De L'étude Nous avons impliqué plusieurs variables afin de tester les interdépendances entre la divulgation de l'information sociétale, la performance financière et la gestion des résultats. i. La variable dépendante Les supports d'analyses de communications des informations sociétales des entreprises constituants performance de la firme et qu'elle est probablement présente lorsque la performance de la firme est aussi bien bonne ou mauvaise. C'est ainsi que Barth et al. (2001) soulignent que les accruals doivent être spécifiés comme une fonction de la performance financière passée et réelle de la firme et par conséquent, les accruals discrétionnaires peuvent être facilement discernés. Le modèle de Dechow et al. (2003) est le suivant: ACCTOTi,t = ? + ?1(Î?"CAi,t -(1-k) Î?"CRi,t ) + ?2 IMMCORPi,t + ?3 ACCTOTi,t-1 + ?4 GCAi,t + ? t Les accruals totaux ou agrégés peuvent être déterminés selon deux méthodes. La première est la méthode directe ou de l'état des cash-flows, selon laquelle les accruals sont la différence entre le résultat net avant éléments extraordinaires et les cash-flows d'exploitation. La deuxième est une méthode indirecte ou du bilan selon laquelle les accruals sont définis par la variation de l'actif courant moins la variation des liquidités, la variation du passif courant et les dotations aux amortissements et aux provisions. Pour notre étude, les accruals totaux (ACCTOT) sont approximés, comme Bradshaw et al. (2001), Subramanyam (1996) et Gul et notre échantillon dL'information sociétale (variable dépendante) est mesurée de la manière suivante: ? Le score « 3 » est accordé si l'information sociétale est décrite (présentée) d'une manière détaillée, claire et/ou elle est exprimée d'une manière monétaire et chiffrée dans le rapport annuel de gestion et le rapport autonome (Groupe3). ? Le score « 2 » est accordé si l'information sociétale est décrite d'une manière précise. (C'est à dire qu'elle est chiffrée mais pas détaillée et vice-versa) uniquement dans le rapport annuel de gestion (Groupe2). ? Le score « 1 » est accordé si l'information sociétale est décrite d'une manière générale uniquement dans le rapport annuel de gestion (Groupe1). ii. Les variables indépendantes De plus, nous incorporons la taille, l'endettement, et nous considérons al. (2004), par la différence entre le bénéfice net avant éléments extraordinaires et les cash-flows d'exploitation. Cependant, les accruals normaux dépendent aussi que l'enracinement est une incitation à la gestion de: des résultats. * IMMCORP: niveau des immobilisations corporelles 1. Gestion des résultats comptables brutes avec les dotations aux amortissements. À l'instar de la majorité des recherches antérieures, nous nous appuyons sur les * (Î?"CAi,t -(1-k) Î?"CRi,t): la variation du chiffre d'affaires accruals à crédit qui est égale à la différence entre la variation du discrétionnaires comme une mesure de la gestion chiffre d'affaires total (Î?"CA) et la partie non des résultats (Bartov et al. 2000; Frankel et al. 2002; discrétionnaire des ventes totales à crédit (Î?"CR). Cette Klein 2002 et Reynolds et Francis, 2000). Le modèle partie est captée par le coefficient 'k' qui représente le que nous utilisons est celui avancé par Dechow et changement espéré dans les créances clients pour un al. (2003), qui est une version amélioré de celui de changement donné dans les ventes. 'k' est déterminé à Dechow et al. (1995). Nous choisissons ce modèle l'aide de la régression suivante: pour trois raisons: Î?"CRi,t = ? + k Î?"CAi,t + ?t 2. Il a un grand pouvoir explicatif que celui de Jones * ACCTOTi,t-1: les accruals totaux retardés qui sont modifié, estimé en coupe instantané. En effet, intégrés pour capturer l'inversion des accruals Thomas et Zhang (2000) confirment que les antérieurs. Cette variable a été utilisée aussi par Pae modèles de Jones et ses dérives ont un faible (2005) comme un indicateur d'inversion des accruals. pouvoir de prévision des accruals discrétionnaires. * GCAi,t: la croissance future des ventes car une firme 3. Il peut bien cerner les accruals anormaux, sujets de qui croît et anticipe des ventes futures, tend à manipulation. En effet, Guay et al. (1996) et Youny augmenter ses stocks. Les accruals donc qui (1999) suggèrent que le modèle de Jones et celui conduisent les ventes futures ne sont pas de Jones modifié estiment les accruals discrétionnaires car ils apportent une information discrétionnaires avec une imprécision considérable. concernant les prospects futurs de la firme.Y 2013 ear ( )4. Il répond largement aux principales critiquesadressées aux modèles de Jones modifié (1995)dont notamment l'inversion et la mauvaiseDdes activités iii. Les variables de contrôlePlusieurs proxys peuvent être utilisées afin demesurer les déterminants de la diffusion d''informationsociétale.? La taillePlusieurs mesures de la taille ont été adoptées dans lalittérature : le chiffre d'affaire, le nombre d'employés, letotal d'actif.? Le secteur d'activitéAfin de mesurer l'effet secteur sur la divulgationsociétale, nous distinguons entre secteur à hautesensibilité environnementale et ceux à faible sensibilitéenvironnementale. Ainsi, nous nous sommes basés surla classification adoptée par les études antérieures.Dans ce contexte, Roberts (1992) considèrent que lessecteurs de l'automobile, de l'aviation, du pétrole et desindustries sont les secteurs à haute sensibilitéenvironnementale. Cormier et al (2004) considèrentaussi que les secteurs d'activité : industrie, ressources,énergie, produits chimiques et médicaments sont àhante sensibilité environnementale.Les entreprises de notre échantillon sont :consommation, construction / immobilier, commercial/services, transports et communication, industries etsecteurs réglementés.En nous référons aux travaux de recherchesantérieures, nous classons ces industries par ordre desensibilité environnementale décroissante :1. 'industries et secteurs réglementés'2. 'transports et communication'3. 'commercial et services'4. 'construction et immobilier'5. 'consommation'.-Le chiffre d'affaire est utilisé par Trotman et Bradley (1981), Belkaoui et Karpick (1989), et Hackston et Miline (1996). -Le total du bilan utilisé par Trotman et Bradley (1981), et Hackston et Miline (1996). Y 2013 ear ( ) D. Alors que Amann et al. (2007) défissent ces derniers comme les investisseurs non individuels tels que les assureurs, les fonds de pension, les fonds d'investissements ou encore les banques. Longstreth et Rosenbloom, (1973) suggèrent que la propriété institutionnelle affectent positivement la responsabilité sociétale, et que les actionnaires institutionnels réagissent aux préoccupations sociétales en intégrant des motivations sociales dans leurs choix de portefeuille d'investissement (Amann et al., 2007). Tableau 1 : Variables De L'étude Abréviations Mesures DivSoci Score : 1, 2 ou 3 : en fonction de la description de l'information sociétale dans le rapport de gestion. GR Accruals discrétionnaires mesurés selon le modèle de Dechow et al. (2003). PF Rendement des capitaux propres = Résultat après impôts / Total des capitaux propres Ln(Actif) Logarithme népérien du total actif Sect L'indice de réputation du secteur d'activité. FCF (Revenu d'exploitation avant amortissement moins les dépenses d'intérêt moins les impôts moins les dividendes)/ actif total. Con-Prop Proportion des actionnaires majoritaires ayant plus de 5% dans le capital par rapport au total des actionnaires. Prop-Ins Pourcentage des investisseurs institutionnels dans le capital. les variables indépendantes relatives à la gestion des Variables Divulgation sociétale Gestion des résultats Performance financière Taille Secteur d'activité Free-cash flow Concentration de propriété Investisseurs institutionnels résultats, la performance financière et d'autres variables de contrôle L'équation de notre premier modèle empirique est la suivante : Div(soci)it=a0+a1GRit+a2PFit+a3 Ln(Actifs)it+ a4Sectit+a5FCFit+a6Con-Proit+a7 Pro-Institit+ eit Les indices i et t représentent respectivement les indicateurs relatifs aux individus et à l'indice temporel. Dans notre cas, l'indice individuel est relatif à un échantillon d'entreprises américaines cotées et l'indice temporel présente la période d'étude (1997-2008). eit présente le terme d'erreur de la régression. e) Résultats descriptifs L'examen des statistiques descriptives nous révèle qu'en moyenne les firmes de notre échantillon sont de tailles différentes (Ces chercheurs mettent en évidence un environnement d'éthique fort, qui est également efficace pour réduire la tendance des dirigeants pour continuer l'investissement en projets défaillants, peu importe, s'il y a un problème d'agence ou non. Par conséquent, la présence d'importantes opportunités de croissance, et l'existence des free cash-flows considérables peuvent encourager les potentialités de surinvestissement dans des projets sociaux (restriction des sites, les actifs environnementaux, les programmes de formation, les fonds sociaux, les passifs financiers?), ce qui renforce et motive la gestion des résultats. D'un côté, dans un but d'attirer les investisseurs et les actionnaires potentiels, les firmes doivent divulguer le maximum d'informations utiles et de qualités. Autrement dit, les dirigeants qui sont impliqués dans des actions de manipulation des bénéfices peuvent divulguer des informations sociétales dans une tentative de poursuivre leurs propres intérêts (la moyenne du ratio ROE qui mesure en partie la performance financière est de 36.12%, alors que le minium de ce ratio est de -17.18%, ce qui reflète l'importance de la masse des bénéfices dans les bilans de notre échantillon). Tableau 2 : Statistiques Descriptives Des Variables De L'étude Variable Moyenne Ecart type Minimum Maximum GR -0.012 0.184 -1.743 0.591 PF 0.3612 0.2594 -0.1718 0.6783 Ln(Actifs) 20.264 2.296 10.181 27.497 Sect 3.5708 1.4553 1 5 FCF 0.118 0.200 0.001 0.437 Con-Prop 0.152 0.069 0.0313 0.346 Prop-Instit 0.257 0.610 0.000 0.896 Problème de multicolinéarité Nous devons étudier les corrélations entre les variables indépendantes. Il s'agit de vérifier que les variables explicatives sont indépendantes les unes des autres. Ainsi, nous devons nous assurer que les résultats sont fortement corrélées. Puisque notre modèle est logistique, nous ne pouvons pas utiliser les entre la variable dépendante de la divulgation sociétale, f) tests de VIF. C'est pour cette raison que nous utilisons |?|=1. L'hypothèse H1 est la dépendance des variables: |?|<1. Tableau 3 : Corrélation Entre Les Variables Indépendantes De Modèle Selon Le Test De Farrar Et Glauber le test de L'hypothèse H0 est l'orthogonalité des variables: Modèle Div(soci)Y 2013 ear ( ) Dd) Approche Économétrique variables explicatives ne sont pas fortement corréléesfinancière. Ainsi, dans les deux modèles nousNous testons nos hypothèses en nous référant entre elles.considérons les mêmes variables de contrôle pourà deux modèles, le premier modèle explique la divulgation sociétale et l'autre la performance financière. Le niveau des corrélations entre les variables est faible. Cependant, les stocks options, lal'analyse de la performance financière et le reporting sociétal.Les principales variables indépendantes dans les deux concentration de propriété, l'ancienneté, la propriétéNous utilisons un modèle de régression surcas sont la gestion des résultats et la performance institutionnelle, la taille, l'endettement, et la gestion desdonnées de panel pour mettre en exergue les relations Mots-Clés: gestion des résultats, reporting sociétal, gouvernance, théorie des parties prenantes.I. © 2013 Global Journals Inc. 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