Résumé-Le rachat d'action est l'une des stratégies financières de signalisation auxquelles recourent les dirigeants d'entreprises pour régulariser les cours jugés sous-évalués (DANN (1980)). La présente recherche a pour principal objectif d'analyser les mobiles qui poussent les entreprises marocaines à recourir au rachat de leurs propres actions. S'agit-il d'activité de signalisation positive pour annoncer au marché que l'action est sous-évaluée ? Ou au contraire, s'agitil d'une stratégie d'enracinement qui permettra aux dirigeants de renforcer leur contrôle sur la société ?
Pour répondre à ces questions, nous avons eu recours à un test d'événement classique à partir d'un échantillon de cinq entreprises choisi parmi quatorze, ayant annoncé la mise en place d'un programme de rachat d'actions au cours de la période 2005-2008. Nous avons constaté que le marché ne réagit pas aux programmes de rachat concernés. Ce qui permet d'affirmer, que les investisseurs sont insensibles à de telles activités de signalisation.
Mots Clés: théorie de signal, rachat d'actions, études d'évènement, gouvernance d'entreprise.
I. Rachat D'actions : Revue de Littérature e rachat d'actions a été largement étudié tant sur le plan théorique que pratique. La théorie propose plusieurs réponses, allant de la réduction du free cash-flow à l'enracinement des dirigeants, en passant par la réduction des risques de prise de contrôle hostile. En 1976, Jensen et Meckling prolongent les analyses de Berle et Means (1938) sur la gouvernance managériale en mettant en avant la nécessité pour les actionnaires de se protéger de la domination des dirigeants, et prévoient le remplacement définitif d'un «capitalisme managérial» par un «capitalisme actionnarial» (ou financier). D'autres facteurs vont influer dans le même sens et accélérer l'évolution. La gouvernance actionnariale va infléchir profondément les stratégies des entreprises. Dans un système qui privilégie la création de valeur pour l'actionnaire, l'entreprise cherche à maximiser le cours boursier des titres. Les intérêts des dirigeants s'alignent sur ceux des actionnaires et des investisseurs financiers. L'organisation du conseil d'administration et la réglementation en matière de transparence et de rémunération des dirigeants sont définies dans cet objectif.
Sur le plan pratique, considéré comme une autre forme alternative de distribution de liquidités aux dividendes, le rachat d'actions permet également aux firmes d'améliorer leur rentabilité. En effet, cette pratique permet à l'entreprise « d'augmenter la rentabilité de ses actions, non pas en augmentant le numérateur, le bénéficie, mais en réduisant le dénominateur, le nombre d'actions » (ENRHART, 1998). Toutefois, si le rachat d'actions présente l'avantage de restituer les fonds inutilisés aux actionnaires au lieu de les employer dans des dépenses ostentatoires, il souffre aussi d'inconvénients dans la mesure où les dirigeants montrent, avec cette décision, leur incapacité à investir ces fonds dans des projets à valeur actuelle nette (VAN) positive. En plus, en réduisant son autofinancement, l'entreprise réduit ainsi sa capacité future de croissance, voir aussi d'endettement, lorsque des occasions se présentent.
Sur le plan théorique, le rachat d'actions trouve sa principale justification en la théorie de signal, du fait du différentiel d'information qui existe entre d'une part les dirigeants (insiders) bien informés sur la situation financière et les perspectives futures de leur firme, et d'autre part les actionnaires (outsiders) mal ou peu informés. Le signal est, selon JACQUILLAT et. LEVASSEUR (1984), une variable de comportement qui suppose que l'activité de signalisation varie en fonction des motivations des dirigeants, mais aussi de l'information à signaler. Ainsi, la nécessité d'obtenir la confiance des actionnaires, peut justifier l'envoi de signaux au marché.
DANN (1980) a examiné les effets des rachats d'actions américaines sur les cours boursiers des firmes à partir d'un échantillon constitué de 143 offres de rachat à prix fixe annoncées par 122 entreprises. La méthodologie utilisée est celle d'une étude classique d'événement sur les prix des actions. Ces différentes observations permettent de conclure à une activité de signalisation des offres de rachat qui permet aux dirigeants de révéler au marché de nouvelles informations favorables sur la valeur des perspectives futures de la firme. VERMAELEN (1981) ( )
it mt it R R E ? ? ? + + =? : ordonnée à l'origine de l'équation de régression linéaire du modèle de marché ; ? it : est le résidu, d'espérance nulle, non corrélé à R mt .
La mesure des rentabilités théoriques, fondée sur le modèle de marché, permet le calcul du coefficient bêta pour chaque action, à partir des cours de 120 jours de bourse précédant l'événement, en tenant compte d'un espace de sécurité de 10 jours entre la fin de la période de calcul des rentabilités et la fenêtre d'événement.
Le modèle de marché permet de connaître expost quelle aurait du être la rentabilité d'une action, durant la fenêtre d'événement, en sachant, pour la même période, quelle était la rentabilité globale du marché ainsi que le coefficient de sensibilité entre le titre et le marché, appelé coefficient bêta. Étape 3 : Calcul de la rentabilité anormale de l'action étudiée On définit la rentabilité anormale 2
[2] avec A it rentabilité anormale, R it rentabilité observée et E(R it ) rentabilité théorique.
On calcule ensuite les rentabilités anormales cumulées, en additionnant, pour toute la fenêtre d'observation, les rentabilités anormales quotidiennes. RAC = ?A it [3] où RAC est la rentabilité anormale cumulée du titre i durant la fenêtre d'événement qui comporte 20 jours. comme la différence entre la rentabilité théorique définie par le modèle de marché de Sharpe et la rentabilité observée. On peut écrire : En effet, la fenêtre d'événement, d'un délai de 20 jours (J-10 ; J+10) autour de la date du communiqué de presse du CDVM 3 -si les marchés sont efficients, on doit alors observer une forte rentabilité anormale le jour de l'annonce, puis le cours retrouve son évolution conforme à ce que la théorie prévoit ; visant le programme du rachat, doit être étudiée pour permettre de mettre en oeuvre ces rentabilités anormales.
L'étude des rentabilités anormales et des rentabilités anormales cumulées permet de mettre en évidence la réaction du marché à l'annonce de l'événement, en l'occurrence l'annonce du rachat d'actions.
Si l'événement a été entièrement anticipé, le marché ne réagit pas à l'annonce, et il n'y aura donc pas de différence entre la rentabilité théorique calculée et la rentabilité observée.
Si l'événement n'a pas été anticipé, le marché réagira instantanément à l'annonce :
si les marchés ne sont pas efficients, le cours s'ajustera lentement à l'annonce ; dans ce cas, on observera alors soit une rentabilité anormale significative positive (appréciation positive du marché quant au rachat d'actions annoncé), soit une rentabilité anormale significative négative (appréciation négative du marché quant au rachat d'actions annoncé).
Pour vérifier ces hypothèses, on recourt aux tests statistiques de Student et de Fischer. Il s'agit de tester l'hypothèse selon laquelle la rentabilité anormale moyenne (RAM) 4
est égale à zéro. On peut écrire : H 0 : RAM = 0 contre H 1 : RAM > 0 et H 0 :RAM = 0 contre H 1 ' : RAM < 0 Ce qui revient à vérifier si : t* = RAM / ? RAM suit N(0,1) où ? RAM est l'écart type de la rentabilité anormale, et t* la statistique empirique de Student.
Si la valeur calculée t* < t lue dans la table statistique de Student à n-2 degrés de libertés pour un niveau de confiance de 5%, on peut dire que la RAM n'est pas significativement différente de 0, on accepte alors H 0 (l'hypothèse de nullité).
Dans le cas contraire, on rejette H 0 ; autrement dit, on constate soit une rentabilité anormale positive (si RAM > 0) c'est-à-dire que le marché réagit positivement, soit une rentabilité anormale négative (si RAM < 0) c'est-à-dire que le marché réagit négativement.
Le même test peut être appliqué pour vérifier l'hypothèse de la normalité de la rentabilité anormale cumulée (RAC). L'étude de celle-ci est préférable au test de la RAM, car ses résultats sont plus explicites.
En suivant les différentes itérations mentionnées dans la section précédente, et en respectant la fenêtre d'événement présentée au graphique 1, nous avons obtenu les résultats résumés au tableau 2. 4 La RAM est calculée en rapportant la somme des rentabilités anormales au nombre d'observations durant la fenêtre d'événement, soit ?A it / N. Les annexes numérotées de 1 à 5 présentent une récapitulation des résultats de calcul des rentabilités anormales et rentabilités anormales cumulées pour les 5 sociétés étudiées ainsi que les tests statistiques de Student correspondants.
D'après les résultats affichés en annexes (1 à 5), et en supposant que les rendements boursiers suivent une loi normale, nous pouvons constater que la rentabilité anormale n'est pas significativement différente de zéro, c'est-à-dire que le marché ne réagit pas à de telles annonces. Toutefois, la BMCE et la BMCI affichent des excès de rentabilités légèrement élevés mais non significatifs.
Plusieurs leçons peuvent tirées de cette étude en réponse aux questions posées en introduction générale ainsi que dans la section précédente consacrée à la méthodologie.
Si les rentabilités anormales ne sont pas significativement différentes de zéro, il n'y a donc pas de différence entre la rentabilité théorique calculée et la rentabilité observée des titres des sociétés étudiés. Si le marché ne réagit pas à l'annonce signifie l'une des deux choses :
ou bien l'événement a été entièrement anticipé à l'avance ; par conséquent les actionnaires ont déjà intégré la nouvelle dans le cours de l'action ;
ou bien l'événement n'a pas été anticipé et le marché réagira instantanément à l'annonce : cela signifiera que le marché boursier marocain est relativement efficient ; les cours réalisent une forte rentabilité anormale le jour de l'annonce mais reste non significative et reprennent leur tendance normale par la suite.
Ceci est peut être valable dans la mesure où nous avons retenu seulement les sociétés les plus liquides et qui sont cotées en continu. Les autres sociétés sont moyennement liquides, leur intégration dans l'étude peut biaiser les résultats.
Dans tous les cas, le marché considère que la modification des statuts pour annoncer des programmes de rachat d'actions n'est qu'un simple aménagement technique ne constituant pas une véritable annonce.
Autrement dit, les programmes de rachat d'actions, soient, ils ne représentent pas de signal d'information à transmettre au marché ; soient, ils véhiculent l'information nécessaire au marché qui la reçoit parfaitement en l'anticipant à l'avance à travers son intégration dans les cours boursiers.
Nous en déduisons que les marchés considèrent que la mise en place d'un programme de rachat d'actions est un acte normal de gestion de son actionnariat depuis l'adoption de la loi en 2003.
Peut-être les investisseurs sanctionnent-ils négativement les firmes n'ayant pas mis en place de programmes de rachat d'actions ? Durant la période 2004-2008, plus de 43 programmes de rachat d'actions ont été mis en place par les entreprises marocaines cotées en Bourse, en vue notamment de régulariser les cours des actions. Depuis la crise de 2008 qui a plongé la plupart de marchés financiers dans une baisse continue jusqu'à nos jours, les programmes de rachat ont été accéléré à la Bourse de Casablanca. Une étude plus approfondie pourra nous éclaircir la situation sur la réaction des investisseurs face à de tels programmes, mais aussi nous informer du degré d'efficience du marché boursier marocain.
Volume XVI Issue III Version I Year ( )
La théorie économique moderne s'est largement épanchée sur les conflits et divergences d'intérêt qui peuvent naître des relations entre les dirigeants des firmes et leurs actionnaires, en raison d'une part des comportements parfois opportunistes des premiers, et d'autre part, de l'exigence de création de valeur des actionnaires conformément à la théorie de gouvernance actionnariale. Dans ces conditions, des doutes peuvent subsister quant à la nature et le mobile réels de certaines décisions de gestion, et en particulier par des programmes de « rachat par une entreprise de ses propres actions ».
A l'opposé, même si la plupart d'entre eux pensent attirer sur leur firme l'attention du marché en annonçant de tels programmes, ils rejettent les propositions selon lesquelles l'opération leur serve à faire évoluer la géographie actionnariale en leur faveur, et à s'en servir pour faire barrière à une OPA hostile. En Définitive, les dirigeants semblent être plus guidés par la maximisation de l'utilité de la firme pour les actionnaires, plutôt que par leurs intérêts personnels.
Cependant, les investisseurs ne semblent pas réagir positivement à l'annonce de mise en place de programmes de rachat d'actions. L'absence de toute rentabilité anormale est un signe d'insensibilité du marché à de telles décisions. Il se peut que le rachat d'actions constitue un signal fort important au marché, mais la non-réaction de celui-ci est peut être due à l'étroitesse du marché boursier marocain mais aussi à la taille de l'échantillon Ce qui n'est pas le cas dans la présente étude. Toutefois, malgré cette limite, on a pu constater que depuis la réglementation des rachats en 2003, les entreprises marocaines recourent de plus en plus à cette technique de rachat de leur propres actions, comme outil moderne et important dans le cadre de leur mode de gouvernance actionnariale, étant donné son rôle dans la création de la valeur.

| Tableau 1 : Emetteur | N° Visa | Date de visa | terme sur les marchés américain, canadien et celui de Hong Kong. Montant total (en millier de Dhs) Organisme Type de l'opération conseil | |||
| NETTER et MITCHELL (1989) notent, en étudiant la ADDOHA VI/EM/007/2008 07/03/2008 2 338 875 000,00 vague de rachat d'actions qui a suivi le crash boursier de 1987, que la réduction des actions en circulation six AFRIQUIA GAZ VI/EM/003/2008 04/02/2008 170 156,00 mois après l'annonce des programmes est très faible. En effet, la plupart de ces entreprises n'ont pas conduit ATLANTA VI/EM/028/2008 12/08/2008 559 359,00 | Régularisation du cours Régularisation du cours Régularisation du cours | BMCE Capital BMCE Capital BMCE Capital | ||||
| les programmes jusqu'à leur terme. Si comme le suggère la théorie du signal, les actions sont rachetées AUTO HALL VI/EM/003/2007 16/02/2007 | 188 800,00 | Régularisation du cours | MSIN | |||
| pour communiquer au marché la sous-évaluation des titres de la firme, il aurait été plutôt normal que les BMCE BANK VI/EM/030/2008 05/09/2008 | 5 250 000,00 | Régularisation du cours | BMCE Capital | |||
| programmes soient achevés. Ces observations laissent BMCI VI/EM/018/2008 13/05/2008 donc à penser que les actions ne sont pas seulement rachetées pour régulariser le cours, mais aussi CDM VI/EM/013/2007 08/05/2007 probablement pour satisfaire aux besoins opportunistes de certains dirigeants pour renforcer leur mainmise sur DISTRISOFT VI/EM/010/2008 12/03/2008 21 000 000,00 685 837,00 406 495,00 la société. Selon KRACHER et JOHNSON (1997), le rachat d'actions serait en contradiction avec la bonne IB MAROC.COM VI/EM/019/2008 27/05/2008 13 025,00 | Régularisation du cours Régularisation du cours Régularisation du cours Régularisation du cours | BMCI Fin CDM BMCE Capital BCP Bank | ||||
| gouvernance et éthique des affaires qui devrait guider les transactions entre les individus. Les dirigeants MAROC TELECOM VI/EM/017/2008 09/05/2008 | 4 000 000,00 | Régularisation du cours | A determiner | |||
| manipuleraient ainsi, selon leur besoin, l'annonce du SAMIR VI/EM/005/2005 01/04/2005 rachat de leurs propres actions. Par ailleurs, le rachat d'actions est aussi utilisé comme mécanisme anti-OPA. SCE VI/EM/017/2006 02/06/2006 STULZ (1988) montre que quand le rachat des actions aboutit à une augmentation de la part des actions SNEP VI/EM/008/2008 11/03/2008 222 000 000,00 297 492,00 12 329,00 détenues par les dirigeants ainsi que de leurs droits de vote, il parait normal que l'initiation d'une OPA ne puisse SOTHEMA VI/EM/005/2007 08/03/2007 19 980,00 aboutir, surtout lorsque cet accroissement de part dépasse ou égale 50% des actions de la firme. Source : CDVM | Régularisation du cours Régularisation du cours Régularisation du cours Régularisation du cours | Finergy CDM BMCE Capital BMCE Capital | ||||
| GILLET (1999) a procédé à une double étude sur le cas français. La première porte sur le dépouillement d'un questionnaire adressé aux dirigeants des 33 firmes françaises ayant annoncé des b) Méthodologie La méthodologie utilisée a été celle préconisée par Gillet (1999). Cette méthodologie est basée sur trois étapes à suivre : | Étape 2 : Calcul de la rentabilité théorique de l'action étudiée pendant la période de test Le calcul de ces rentabilités est souvent fondé sur le Modèle de Marché ou sur le MEDAF. | |||||
| programmes de rachat d'actions. La plupart des Étape 1: Détermination de la date exacte de l'événement | Dans la présente étude, nous avons utilisé la | |||||
| dirigeants considèrent que l'objectif principal des opérations de rachat étant de revaloriser le cours des titres ayant été sous-évalués par le marché. Ils écartent largement toute intention de se servir de ces programmes pour mettre en place des stratégies personnelles d'enracinement. La seconde étude, quant Cette opération semble facile de premier abord. Toutefois, il ne faut pas négliger que le marché réagit à l'annonce de l'événement plus qu'à l'événement lui-même. Il faut donc retenir la date d'annonce et non la date de l'événement lui-même. Dans notre cas, la date d'annonce retenue a été à elle, porte sur l'étude de réaction du marché à partir la date de publication par le CDVM (Conseil d'une étude d'évènement classique. Il conclut que les Déontologique des Valeurs Mobilières) de son investisseurs ne semblent pas réagir positivement à communiqué de presse dans lequel, ce dernier accorde l'annonce des programmes de rachat d'actions. Lee et son visa au programme de rachat d'actions mis en | méthodologie basée sur le modèle de marché, proposée par Fama, Fisher, Jensen et Roll (1969). La rentabilité théorique des titres est liée à la rentabilité du marché à travers un coefficient de proportionnalité, le bêta (?), propre à chaque titre. Le modèle de marché indique : [1] où E(R it ) indique la rentabilité théorique du titre i à l'instant t ; | |||||
| al. (2005) ont constaté dans leur étude qu'il n'y a place par la société concernée. aucune relation évidente entre le rachat d'actions et la Autour de la date d'événement, il faut construire une | R mt : le rendement observé du marché au temps t (mesuré par un indice comme le MASI 1 | |||||
| performance anormale à long terme des sociétés sud-fenêtre d'événement, relativement large pour contenir | ||||||
| coréennes. Même résultat a été constaté par Mitchell et toutes les dates possibles de publication, mais | ||||||
| Stafford (2000) pour le marché américain. Résultat tout suffisamment étroite afin de conserver à l'étude son | ||||||
| à fait contradictoire auquel aboutissent Ikenberry et al. intérêt. La fenêtre d'événement est un laps de temps de | ||||||
| (1995), Ikenberry et al. (2000), et Zhang (2005) qui 5 à 10 jours situé autour de la date exacte de | ||||||
| mettent en évidence une performance positive à long publication de d'événement. | ||||||
| 17/09/2008 | -0,58% | Annexes 0,00% | -0,29% | 0,29% | -6,47% | |
| Bibliographie 1. BERLE H.A. et MEANS G.C. (1938), The modern corporation and private property, Macmillan 2. CHARREAUX. G. (1997), Le Gouvernement des entreprises, corporate governance : Théorie et Faits, Economica 3. DANN. L.Y. (1981): «Common stock repuchases: an analyse of returns to bondholders and stockholders»: Journal of Financial Economics; vol. 9, pp. 113-138. 4. ENRHART I. (1998): «Les rachats d'actions «nouvelles versions» se développent à un rythme soutenu»; Les Echos du 3 novembre 5. ESAMBERT B. (1998): «Le rachat par les sociétés de leurs propres actions»: Mission de réflexion pour la COB, Janvier Annexe 1 : Calcul des rentabilités anormales et rentabilités anormales cumulées de SAMIR Date R t observée MASI R t observée SAMIR R t théorique SAMIR RA RAC 18/03/2005 0,10% -1,10% 0,13% -1,23% -1,23% 21/03/2005 0,35% 0,00% 0,44% -0,44% 18/09/2008 2,59% 1,82% 1,26% 0,56% -5,91% 19/09/2008 4,34% 5,73% 2,12% 3,62% 16/05/2008 0,81% 0,00% 0,37% -0,37% 3,79% -2,29% Moyenne -0,11% 19/05/2008 -0,71% -1,22% -0,51% -0,71% 3,08% -2,42% Ecart type 1,17% 20/05/2008 0,41% 0,35% 0,14% 0,21% 3,29% 2,21% t* de Student -0,0936 21/05/2008 -0,28% 0,00% -0,26% 0,26% 3,55% -1,0974 t 0,05 à 19 ddl 2,093 22/05/2008 0,20% -0,35% 0,02% -0,37% 3,18% 2,093 23/05/2008 -0,27% 0,18% -0,25% 0,43% 3,61% -1,67% 22/03/2005 0,26% 0,83% 0,33% 0,51% Annexe 3 : Calcul des rentabilités anormales et rentabilités anormales cumulées de MAROC TELECOM 26/05/2008 -0,45% -0,44% -0,36% -0,08% 3,52% -1,16% 23/03/2005 -0,09% -0,55% -0,11% -0,45% 27/05/2008 -0,25% 0,62% -0,24% 0,86% 4,39% -1,61% 24/03/2005 0,02% -1,33% 0,03% -1,36% -2,97% 25/03/2005 -0,04% 1,07% -0,05% 1,12% Date Rt observée MASI Rt observée IAM Rt théorique IAM RA Moyenne 0,21% 3,07% RAC Ecart type 1,31% 1,63% -1,85% 28/03/2005 -0,21% -0,56% -0,26% -0,30% 24/04/2008 -0,64% -0,30% -0,40% 0,10% 0,10% t* de Student 0,1590 1,8774 -2,15% 29/03/2005 -0,29% 0,28% -0,36% 0,63% -1,51% 30/03/2005 -0,74% -1,36% -0,90% -0,46% 25/04/2008 -0,39% -0,33% -0,16% -0,17% -0,07% t 0,05 à 19 ddl 2,093 2,093 28/04/2008 0,43% -0,15% 0,60% -0,75% -0,82% -1,98% 31/03/2005 -0,64% -1,16% -0,79% -0,37% -2,35% 01/04/2005 -0,70% 1,43% -0,85% 2,28% -0,07% 04/04/2005 -0,06% -0,99% -0,06% -0,92% -0,99% 05/04/2005 0,11% 0,46% 0,14% 0,31% -0,68% 06/04/2005 0,17% 3,37% 0,21% 3,16% 2,48% 07/04/2005 0,17% 1,37% 0,22% 1,15% 3,63% 08/04/2005 0,14% -1,35% 0,18% -1,53% 2,10% 11/04/2005 -0,06% 0,00% -0,06% 0,06% 2,16% 12/04/2005 0,30% 0,00% 0,38% -0,38% 1,79% 13/04/2005 0,10% 1,37% 0,13% 1,24% 3,03% 14/04/2005 0,33% 1,08% 0,41% 0,67% 3,70% 15/04/2005 0,05% 1,07% 0,07% 1,00% 4,69% Moyenne 0,22% 29/04/2008 0,68% 1,52% 0,83% 0,68% -0,14% 30/04/2008 -0,74% -0,97% -0,49% -0,48% -0,62% 02/05/2008 -0,02% 0,25% 0,18% 0,07% -0,54% 05/05/2008 -0,64% 0,05% -0,40% 0,45% -0,09% 06/05/2008 0,72% 0,30% 0,87% -0,57% -0,66% 07/05/2008 -0,50% 0,32% -0,26% 0,59% -0,07% 08/05/2008 0,87% 1,10% 1,01% 0,08% 0,01% 09/05/2008 0,16% -0,05% 0,35% -0,40% -0,38% 12/05/2008 0,70% 2,81% 0,85% 1,96% 1,57% 13/05/2008 0,41% 1,82% 0,59% 1,24% 2,81% 14/05/2008 -0,44% -1,18% -0,22% -0,96% 1,85% 15/05/2008 -0,96% -3,79% -0,70% -3,09% -1,24% Annexe 5 : Date R t observée MASI R t observée ADDOHA R t théorique ADDOHA RA RAC 22/02/2008 0,02% 0,00% 0,09% -0,09% -0,09% 25/02/2008 -0,82% 0,00% -1,21% 1,21% 1,12% 26/02/2008 0,42% -0,64% 0,71% -1,35% -0,23% 27/02/2008 0,08% 0,10% 0,19% -0,10% -0,33% 28/02/2008 0,17% 0,50% 0,33% 0,17% -0,15% 29/02/2008 -0,67% -0,17% -0,97% 0,80% 0,65% 03/03/2008 -0,49% -0,95% -0,69% -0,26% 0,39% 16/05/2008 0,81% 3,93% 0,96% 2,97% 1,73% 04/03/2008 -0,98% -1,72% -1,45% -0,27% 0,12% 0,16% Ecart type 1,18% 2,39% t* de Student 0,1890 0,0671 t 0,05 à 19 ddl 2,093 2,093 Annexe 2 : Calcul des rentabilités anormales et rentabilités anormales cumulées de BMCE Date R t observée MASI R t observée BMCE R t théorique BMCE RA RAC 22/08/2008 -0,03% 0,03% -0,02% 0,05% 0,05% 25/08/2008 -0,17% -0,61% -0,09% -0,52% -0,47% 26/08/2008 0,02% 0,00% 0,00% 0,00% -0,48% 27/08/2008 0,16% 0,32% 0,07% 0,25% -0,23% 28/08/2008 0,58% -0,32% 0,28% -0,60% -0,83% 29/08/2008 0,04% 0,00% 0,01% -0,01% -0,84% 01/09/2008 0,67% 0,00% 0,32% -0,32% -1,16% 02/09/2008 -0,28% -0,13% -0,14% 0,01% -1,15% 03/09/2008 0,23% 0,10% 0,11% -0,01% -1,17% 04/09/2008 -0,55% 0,03% -0,27% 0,31% -0,86% 05/09/2008 -0,68% -1,29% -0,33% -0,96% -1,82% 08/09/2008 -1,71% -1,31% -0,84% -0,47% 09/09/2008 -0,95% -0,66% -0,47% -0,20% 10/09/2008 -1,00% -0,67% -0,49% -0,17% 11/09/2008 -0,01% -0,60% -0,01% -0,60% 12/09/2008 -0,94% -0,44% -0,46% 0,02% 15/09/2008 -3,39% -5,05% -1,66% -3,39% 16/09/2008 -4,08% -2,14% -2,00% -0,14% -6,76% 14/05/2008 -0,44% 0,80% -0,36% 1,15% 2,63% -6,62% 13/05/2008 0,41% -3,99% 0,14% -4,13% 1,48% -3,22% 12/05/2008 0,70% 0,00% 0,31% -0,31% 5,61% -3,25% 09/05/2008 0,16% 0,00% -0,01% 0,01% 5,91% -2,65% 08/05/2008 0,87% 3,51% 0,40% 3,11% 5,91% -2,48% 07/05/2008 -0,50% -0,18% -0,39% 0,21% 2,80% -2,28% 19/05/2008 -0,71% -3,90% -0,46% -3,44% -1,71% 05/03/2008 0,67% 0,66% 1,10% -0,44% -0,33% 20/05/2008 0,41% -0,40% 0,59% -0,98% 06/03/2008 0,53% 2,78% 0,89% 1,89% 1,57% -2,69% 21/05/2008 -0,28% -1,49% -0,06% -1,43% -4,13% 22/05/2008 0,20% 0,68% 0,39% 0,29% -3,83% 23/05/2008 -0,27% -0,63% -0,05% -0,57% -4,41% Moyenne -0,21% -0,64% Ecart type 1,44% 1,91% t* de Student -0,1460 -0,3321 t 0,05 à 19 ddl 2,093 2,093 Annexe 4 : Calcul des rentabilités anormales et rentabilités anormales cumulées de BMCI 02/05/2008 -0,02% -0,09% -0,11% 0,02% 1,45% 05/05/2008 -0,64% -0,62% -0,47% -0,15% 1,30% 06/05/2008 0,72% 1,60% 0,32% 1,29% 2,59% 07/03/2008 0,39% 0,47% 0,68% -0,21% 1,36% 10/03/2008 0,21% 4,22% 0,39% 3,82% 5,19% 11/03/2008 0,74% -0,45% 1,21% -1,66% 3,52% 12/03/2008 1,71% 0,79% 2,71% -1,92% 1,60% 13/03/2008 0,26% -0,11% 0,47% -0,59% 1,01% 14/03/2008 -0,65% -0,45% -0,94% 0,49% 1,51% 17/03/2008 -0,20% -0,02% -0,24% 0,21% 1,72% 18/03/2008 -0,64% -0,99% -0,93% -0,06% 1,66% 19/03/2008 0,04% 1,25% 0,13% 1,12% 2,78% Date R t observée MASI R t observée BMCI 24/03/2008 -0,40% 0,58% -0,56% 1,14% 3,93% R t théorique RA RAC 25/03/2008 0,29% -0,36% 0,51% -0,87% 3,06% BMCI 28/04/2008 0,43% 0,00% 0,15% -0,15% Moyenne 0,15% 1,43% -0,15% 29/04/2008 0,68% 1,35% 0,29% 1,05% Ecart type 1,28% 1,53% 0,90% 30/04/2008 -0,74% 0,00% -0,53% 0,53% 1,43% t* de Student 0,1142 0,9352 | Year Volume XVI Issue III Version I ( ) Global Journal of Management and Business Research | |||||
«Share price performance following actual share repurchases. Journal of Banking and Finance 2005. 29 p. .
«Market underreaction to open market share repurchases. Journal of Financial Economics 1995. 39 p. .
Stock repurchases in Canada: Performance and strategic trading. Journal of Finance 2000. 50 p. .
«Managerial decisions and long-term stock price performance. Journal of Business 2000. 73 p. .